Jour 1 528

Étude de flou

Étude de flou

Voici Denauzier au volant de la Sonic. J’ai joué avec les valeurs de rouge de mon appareil, c’est ce qui fait que le terracotta de mon tableau de bord tire sur le rose. Je me suis aussi amusée à photographier à vitesse lente les arbres le long de la route. Certaines photos sont presque blanches (trop de lumière trop longtemps), mais deux ou trois clichés me plaisent de tout le lot que j’ai pris, surtout ceux où les mélèzes orangés créent des lignes ondoyantes. Je ne sais pas si l’atelier de photo, qui s’étale sur une période de seulement cinq semaines, est la goutte qui fait déborder le vase, mais j’aurais envie de tout laisser tomber pour une période indéterminée. Je me sens comme à la veille des vacances de Noël, c’est-à-dire très fatiguée, mentalement et physiquement. Mais les collègues semblent être dans le même état que moi, alors je ne m’inquiète pas. Nous nous entendons pour dire que c’est le changement de saison. De retour dans Lanaudière dimanche soir tard, j’ai passé la journée du lendemain lundi à me reposer. Malheureusement, je devais aussi m’occuper de mon exercice de typologie pour l’atelier de photo du lendemain mardi. Mon idée initiale était trop compliquée et trop exigeante pour que j’aie la force de m’y consacrer. Je me suis tournée vers une idée un peu poche, mais l’aspect agréable de mon idée poche est que Denauzier et moi sommes allés, en soirée, à la pharmacie de St-Jean-de-Matha faire développer mes photos. Sur le chemin du retour, retour qui dure au maximum six minutes en voiture, ou plutôt en camion, je me sentais comme Travis et Jane dans le film Paris, Texas, du temps que leur relation se portait bien. Pour tester ma mémoire, écrivant ce texte du jour 1 528, j’ai tapé dans Google ce que je pensais être les paroles de Travis : a trip down the road to the grocery store was kind of an adventure. Et je suis tombée sur le monologue complet de Travis, dont voici l’extrait que je n’ai jamais oublié. Je ne sais pas pourquoi je n’ai jamais oublié cet extrait, ou alors je le sais, c’est parce qu’il résume l’amour tel que je le sens :
And together they turned everything into a kind of adventure. And she liked that. Just an ordinary trip down to the grocery store was full of adventure. They were always laughing at stupid things. He liked to make her laugh, and they didn’t much care for anything else because all they wanted to do was be with each other. They were always together…Yes, they were, they were real happy.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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2 Responses to Jour 1 528

  1. Avatar de Nat Nat dit :

    🙂 Contente que tu ais commencé la photo! On aura alors les arts plastiques et la photo en commun…entres autres, Bises

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    • Avatar de Badouz Badouz dit :

      Quelle belle visite ! J’ai tout à apprendre en photo et cela m’intéresse. En même temps, j’ai tendance à fonctionner en mode aléatoire plutôt qu’en mode technique. C’est un peu incompatible avec l’obtention de bons résultats !

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