Jour 1 675

Payette transport de piano

Photo 1 : Payette transport de piano

Dans la foulée des textes qui ne portent pas sur mes réalisations artistiques, voici le récit du déménagement du piano que j’ai acheté récemment pour Emma et qui a été livré aujourd’hui. Tout d’abord, comme en témoigne la photo no 1, les deux déménageurs sont arrivés. Ensuite, à peine vingt minutes plus tard ?, photo no 2, le piano était installé dans le salon, belle pièce éclairée. Entre le tout d’abord et l’ensuite, plusieurs choses sont arrivées qui étaient difficiles à photographier, mais que j’aurais donc dû enregistrer –je peux faire cela avec mon appareil photo– pour en conserver la bande sonore.
– Il faut absolument faire déplacer l’auto, m’ont informée tout de go les déménageurs, je n’avais pas même ouvert la bouche pour les saluer.
NDLR : il s’agit de la voiture grise sur laquelle, quand on regarde comme il faut, il est écrit WASSUP.
– Savez-vous à qui elle appartient ? Si elle ne peut pas être enlevée de là, nous on revient mercredi, just too bad.
Ça ne me tentait pas de répondre qu’on ne m’avait pas avertie de laisser l’espace libre devant la maison, et encore moins de préciser que je ne pouvais pas contrôler le stationnement des voitures sur ma rue, alors je n’ai rien dit, je les ai laissés aller.
– Quoique… en stationnant le truck en diagonale, on pourrait peut-être y arriver ? Qu’est-ce que t’en penses Robert ?
– Ouais, on pourrait essayer.
Je me suis dit que leur entrée en matière avait servi à tartiner épais pour recevoir un pourboire. D’ailleurs, le déménageur à la casquette a ajouté :
– Nous sommes probablement les anges de votre journée, madame, surtout que par un temps pareil…
Je sais, le blizzard n’était pas le temps idéal pour déménager un piano.
Finalement, ils ont fini par se stationner en diagonale, ils ont été capables d’installer une passerelle depuis la boîte de leur camion jusqu’à ma porte d’entrée, court-circuitant ainsi les marches, en pente raide, de l’escalier extérieur. Ils ont attaché d’énormes courroies à leur corps et commencé l’ascension de l’escalier intérieur, non sans m’avoir informée, quatre fois plutôt que trois, qu’ils n’étaient pas responsables des marques qu’ils allaient laisser dans ma cage d’escalier.
Voici ce qui est arrivé : en montant le piano, les deux hommes se sont mis à forcer à tel point que j’ai craint pour leur vie. Ils ont accompagné leurs efforts de sons inimaginables, à peine humains. Dans ma tête je me suis entendue dire, moi qui d’habitude ne m’exprime pas tellement de cette façon-là : Ils sont en train de péter au frette.

Photo 2 : nouveau lieu de résidence du piano YAMAHA

Photo 2 : nouveau lieu de résidence du piano YAMAHA

J’ai profité de la prise de photo finale, celle sur laquelle Emma joue au piano, pour, d’une pierre deux coups, inclure le mur qui reçoit notre nouvelle acquisition, qui reçoit aussi cinq de mes œuvres alpha, de D à H : Désinvolture casquée, Écervelé, Fertilité, Guinéen tatoué, Hervé. Par ailleurs tout y est : François en photo sous l’abat-jour vert, à gauche, le nouvel agencement des meubles tel que proposé par Clovis qui affectionne le fauteuil rouge, Emma bien entendu, et même le soleil. Ah oui, j’oubliais. En tant qu’opérée du cœur, j’ai donné un généreux pourboire aux déménageurs.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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1 Response to Jour 1 675

  1. Avatar de Jacques Richer Jacques Richer dit :

    Ouais… il a quand même pas l’air si lourd que ça, ton piano. Enfin, c’est l’hiver, et tu as bien.

    Je me demandais – sans rapport avec le piano, ta fille, ou les tableaux – si tu fais toujours marquer tes photos avec la date? Si tu programmais ta caméra pour qu’elle ne date pas les photos, tu aurais quand même cette info conservée dans les fichiers images, au cas où tu en aurais besoin plus tard. Je préfère personnellement ne jamais dater les photos ainsi, au cas où ça abimerait un chef-d’oeuvre, un beau paysage, ou un beau corps! C’est plus facile à ajouter qu’à enlever!

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