Cette fois-ci, c’est moi la plus sérieuse des deux. Je n’ai jamais été plus sérieuse. Je demande à l’éditeur :
– Vous n’avez pas été dérangé par mon esprit de bottine, par mes tics d’écriture, par mes répétitions, par mon style fleur bleue, par mon enthousiasme de fillette on dirait trois ans d’âge mental, par mon rythme qui rebondit trop par moments, je me relis et j’ai mal au cœur comme si j’étais dans un manège de la Ronde ? Vous n’avez pas trouvé que c’était mal écrit, en somme ?
– Oh ! par moments, l’écriture est un peu relâchée, par moments seulement, mais je n’ai pas fait attention, je lisais l’ensemble. Je ne me sentais pas tellement à la Ronde, d’ailleurs je n’y suis jamais allé.
Je regarde l’éditeur. Il ne trouve pas que c’est mal écrit. C’est mon tour d’être massivement sonnée.
– Pourquoi recommencez-vous à pleurer ?, me dit-il, en tirant sur sa cigarette. Il agite la main pour dissiper la fumée qu’il expire en même temps, comme si c’était elle qui causait mes larmes.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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Allô Lynda,
Merci de continuer à alimenter ton blogue… Te lire est un cadeau!
Bon (reste) d’été!
Marielle x
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C’est t’avoir comme lectrice qui est le plus cadeau. Merci !!!!!
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Je me reprends, en français : C’est de t’avoir comme lectrice qui est le plus beau cadeau ! XXX
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