C’est sûr que pour devenir une écrivaine reconnue, il faut avoir écrit pas mal plus que je ne l’ai fait à ce jour. J’ai écrit des dissertations et autres travaux universitaires pendant mon baccalauréat. J’ai tout jeté. J’ai écrit deux textes de quelque cent pages chacun pour la M.A. et le D.É.A., en France tous les deux, je pense les avoir égarés. J’ai écrit ma thèse de doctorat portion théorie et portion fiction, reliée en cuir noir par l’Université Laval, rangée quelque part dans ma bibliothèque à la maison, je n’y touche jamais. Plus tard, j’ai écrit quelques nouvelles publiées dans la revue STOP avant 1994, un recueil de nouvelles publié aux Herbes rouges en 1994, et des projets d’écriture de fiction qui n’ont pas abouti depuis. J’ai cependant écrit un paquet d’affaires avec légèreté, rapidité et humour dans le cadre du travail : des articles en informatique, des textes explicatifs de toutes sortes de choses de nature académique, des recettes techniques (c’est le plus facile).
Question : pourquoi n’ai-je rien écrit en fiction pendant tant d’années s’il me semble que c’est ma voie ?
Réponse : parce que je ne croyais pas en moi.
Question : peut-on penser que je crois (mode indicatif, mode de l’affirmation) davantage en moi du fait que j’écris maintenant ?
Réponse : oui, mais je pourrais croire en moi plus véritablement.
Je crois en moi d’une manière acquise et non innée. Je crois en moi pour donner le bon exemple à ma fille.
Au fin fond du fond, ça se pourrait que je ne croie pas (mode subjonctif, mode de l’éventualité, du questionnement, du doute) en moi pantoute, et que le leitmotiv qui en découle soit :
Question : comment ça se fait qu’après tout ce que j’ai fait dans la vie, accompli, réussi, je ne crois toujours pas (mode indicatif sans l’ombre d’un doute) en moi ?
Réponse : parce que pour avancer, j’ai besoin de douter.
About Badouz
Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Jour 1 932
C’est sûr que pour devenir une écrivaine reconnue, il faut avoir écrit pas mal plus que je ne l’ai fait à ce jour. J’ai écrit des dissertations et autres travaux universitaires pendant mon baccalauréat. J’ai tout jeté. J’ai écrit deux textes de quelque cent pages chacun pour la M.A. et le D.É.A., en France tous les deux, je pense les avoir égarés. J’ai écrit ma thèse de doctorat portion théorie et portion fiction, reliée en cuir noir par l’Université Laval, rangée quelque part dans ma bibliothèque à la maison, je n’y touche jamais. Plus tard, j’ai écrit quelques nouvelles publiées dans la revue STOP avant 1994, un recueil de nouvelles publié aux Herbes rouges en 1994, et des projets d’écriture de fiction qui n’ont pas abouti depuis. J’ai cependant écrit un paquet d’affaires avec légèreté, rapidité et humour dans le cadre du travail : des articles en informatique, des textes explicatifs de toutes sortes de choses de nature académique, des recettes techniques (c’est le plus facile).
Question : pourquoi n’ai-je rien écrit en fiction pendant tant d’années s’il me semble que c’est ma voie ?
Réponse : parce que je ne croyais pas en moi.
Question : peut-on penser que je crois (mode indicatif, mode de l’affirmation) davantage en moi du fait que j’écris maintenant ?
Réponse : oui, mais je pourrais croire en moi plus véritablement.
Je crois en moi d’une manière acquise et non innée. Je crois en moi pour donner le bon exemple à ma fille.
Au fin fond du fond, ça se pourrait que je ne croie pas (mode subjonctif, mode de l’éventualité, du questionnement, du doute) en moi pantoute, et que le leitmotiv qui en découle soit :
Question : comment ça se fait qu’après tout ce que j’ai fait dans la vie, accompli, réussi, je ne crois toujours pas (mode indicatif sans l’ombre d’un doute) en moi ?
Réponse : parce que pour avancer, j’ai besoin de douter.
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Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.