C’est sûr que les événements familiaux, particulièrement les mariages, ont la cote. Alors ce matin, je découvrais que 19 messages m’avaient été acheminés, par l’intermédiaire de mon blogue, provenant de mes plus fidèles lecteurs, curieux de savoir comment s’était déroulé l’événement ! Fort bien, il s’est fort bien déroulé. Il semblerait que mon grand frère aux pattes d’ours a passé la journée, mais je ne m’en suis pas rendu compte, à se moquer de la robe que portait mon aînée, pourtant très belle. La mariée, pour sa part, n’était pas en robe, mais en pantalons blancs, de coupe capri. Elle s’appelle Betty, la nouvelle mariée, je m’en veux de ne pas l’avoir mentionné avant. Ses yeux étaient drôlement pétillants.
Ses frères et sœurs, que les Longpré ne connaissaient ni d’Ève ni d’Adam, s’étaient déplacés pour l’occasion. Ils ont constitué quasiment un cortège sur l’autoroute 91, nous ont-ils raconté, dans le New Hampshire d’où ils partaient. Malheureusement, sur la 55, une fois en territoire québécois, une voiture a eu une crevaison. On peut dire que c’est le seul mini incident de cette journée magnifique. Trois voitures traînaient une tente roulotte pour faire dormir tout le monde sur le terrain, chez papa. Les nouveaux mariés dormaient quant à eux chez eux, à Joliette, mais ils repartaient le lendemain avec le clan Barnet, c’est le nom de famille de Betty, pour une petite virée en Gaspésie.
J’étais la seule en robe longue. En fait, je portais une jupe de lin noir, longue, mais pas mal transparente. Clovis m’a suggéré de porter mon maillot de bain en dessous, par décence. J’ai hésité, mais finalement avec Clovis au même moment nous avons changé de sujet, nous avons été distraits par quelque chose, je ne sais plus quoi, et finalement nous avons laissé faire le maillot de bain. D’autres ont eu besoin d’un maillot quand nous sommes partis en ponton, les plus jeunes se sont pitchés dans l’eau froide pendant que les plus vieux, dont j’étais, admiraient la nature et placotaient.
Papa se promenait parmi tout ce beau monde, je veux dire tout le temps qu’on n’était pas en bateau, il se promenait sur le terrain en essayant de se rappeler des prénoms de Pierre, Jean, Jacques, ou plus précisément Peter, John and Jack, ou James. Il tendait la main et disait :
– Moi, c’est James. Welcome ! Please, have a seat et il montrait ses chaises blanches en PVC que les Américains ont boudé au début parce que ça faisait plusieurs heures qu’ils étaient assis en voiture.
Moi je suivais papa, pour le plaisir, et j’enlaçais Emma en passant. Betty & Swif rayonnaient de bonheur et j’étais vraiment contente pour eux.
Évidemment, tout le monde aimerait se revoir, tout le monde a invité tout le monde, les Barnet ont parlé de nous recevoir à l’Action de Grâces, la fête préférée des Américains. Je passais entre tous ces gens, je les saluais en me disant que ce n’est pas si grave, que ça s’organise ou pas, on se reverra tous dans le grand ciel.
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