Jour 606

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Haut de poncho de couleur unie à motifs ton sur ton. Gris, bien entendu, je ne m’en sors pas.

C’est ça qui arrive, quand je perds de la constance dans mes écritures. Quand j’écris à gauche et à droite. Transporte l’ordinateur au chalet sans même l’ouvrir au chalet, rapporte l’ordinateur à la maison pour ne l’ouvrir que vite fait –consulter le solde de mon compte de banque !– avant de revenir au chalet… Transporte l’ordinateur, même, en Abitibi, pour le laisser dans le camion… Je perds ce que j’appelle l’essence du texte. Je perds le fil conducteur de la recherche. C’est comme un tissu à motifs qui perdrait ses motifs, et donc sa texture. Ça n’a que bien peu d’intérêt. Quand  j’écris sporadiquement, quand mon exercice n’est pas soutenu, je finis par rassembler des chroniques de mon illustre vie. Des chroniques décousues, j’ai fait un petit peu de ceci à tel endroit, et un peu de cela à tel autre moment et endroit, sans respecter l’ordre chronologique des événements. J’y vais comme ça vient. Je n’invente pas grand-chose, je tape ce que je me récite dans ma tête en pensant aux événements qui ont traversé ma journée. Certes, j’essaie à chaque fois de capter une micro-sensation survenue lors d’une petite chose de rien du tout, une micro-sensation cachée derrière un détail très très banal. Il me semble que plus j’écris, plus je vise petit, voire minuscule.
Hier en fin d’après-midi, donc, quand je me suis trouvée seule au chalet, j’ai sorti mon ordinateur et écrit le texte qui détaille, une fois de plus, mes fantaisies vestimentaires. Puis j’ai découvert que mes textes ne sont plus automatiquement téléversés de mon blogue, plateforme WordPress, à Facebook, alors j’ai passé une bonne demi-heure à me casser la tête pour essayer de comprendre comment ça se fait. Je n’ai pas trouvé la cause de ce non téléversement, alors je m’en suis sortie avec les moyens du bord en copiant/collant mon texte « à la mitaine ». Ensuite, j’ai lavé la vaisselle. Ensuite, je suis allée m’installer au lit pour lire. J’ai apporté une dizaine de livres que j’ai déposés à côté de moi, et j’ai pris celui qui me faisait signe. Il s’agit d’un livre que j’ai emprunté à chouchou, un livre écrit par une jeunesse, Simon Boulerice, que ma fille a lu du temps du cégep pour son cours de français, livre qui s’intitule Martine à la plage. La religieuse de Diderot me faisait signe aussi, mais je lui ai demandé de patienter encore un peu. Cette jeunesse qu’est Simon s’avère multidisciplinaire et surdouée, Wikipédia le présentant comme étant un comédien, un dramaturge, un metteur en scène, un poète et un romancier. Il n’est pas dessinateur, du moins il n’a pas fait les dessins qui accompagnent le texte, c’est Luc Paradis qui s’en est chargé. J’ai choisi ce livre de la pile de dix, il faut le dire, parce qu’il n’est pas épais et que j’ai eu l’impression que, s’il m’intéressait, j’allais le lire d’un coup. C’est ce qui est arrivé. Y arrivant, je me suis laissé porter par l’invention pas à peu près, dans une langue actuelle de type « …on s’en câlisse, …elle n’était pas smatte, …elle dormait sur la switch ».

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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