Petit mot court – PMC 15

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Rideau de bouleaux dans les sentiers des environs de la Baie de la bouteille.

Incroyable à quel point c’est facile de ne plus savoir écrire. De perdre en quelques jours des années de pratique. Le musicien, cela me console, dirait la même chose de sa relation avec son instrument. Et le chirurgien de la maîtrise de son bistouri. Je me demande si Michel Tremblay passe à l’occasion quelques semaines, voire quelques mois, sans écrire ?
J’utilise mon ordinateur ce matin lundi pour la première fois depuis treize jours. J’ai écrit quelques courriels en ces treize jours, surtout à tantinette, mais je n’ai rien écrit qui s’apparente à mes exercices de fiction sur mon blogue. Mes doigts n’ont plus le réflexe immédiat de taper sur mon clavier, je me suis même demandé, en une fraction de seconde, où se trouve la touche de la lettre « a », sans parler des cédilles, des trémas, du symbole des degrés, du tilde, et des guillemets qui me posent problème même en période d’écriture continue.
Alors je vais y aller pour un petit mot court, histoire de me refaire la main.
Ce week-end dernier, j’ai passé mes journées dehors dans les environs de la Manawan, à faire des promenades dans des sentiers tracés par le passage des motoneiges, mais aussi dans des sentiers dont il ne restait de sentier que le nom, couverts uniformément de crème fouettée dans laquelle je m’enfonçais d’un bon pied. Il a beaucoup neigé au nord de St-Michel-des-Saints. J’ai ainsi marché quatre kilomètres et demi, d’un pas lent mais au rythme soutenu, m’arrêtant rarement. Je suis arrivée au chalet en nage, les doigts trempés dans mes mitaines. C’était vendredi.
Samedi, avec Denauzier, nous avons fait de la motoneige et soupé avec nos voisins et bu du vin. C’est moins forçant que de marcher. L’exercice consiste à me faire brasser. En outre, et je l’ai déjà mentionné, c’est ma manière préférée d’accumuler des pas Fitbit, en ce sens que les seules vibrations sur la motoneige font avancer mon compteur au poignet, je termine mes journées avec plus de 18 000 pas.
Dimanche, j’ai à nouveau marché mais dans les traces des motoneiges, pas vite, avec la même voisine que celle du souper de la veille.
Aujourd’hui lundi, je vais aller à pied relever le courrier aux casiers postaux situés pas très loin de la maison.
En d’autres mots, je ne suis pas vraiment sportive, je suis une sportive de fin de semaine. Je suis une sportive qui s’appuie sur l’exercice intense du vendredi pour se reposer le restant de la semaine.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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