
Les trois finalistes du prix France-Québec 2016 (ce n’est pas la première fois que je mets cette photo en ligne). Maintenant, je voudrais lire Les maisons. Le gagnant(e) sera connu(e) en octobre.
L’histoire de La femme qui fuit est plus facile à raconter. C’est l’histoire d’une femme qui rejette ses engagements, qui choisit la liberté d’agir comme bon lui semble, quand et où et avec qui il lui semble.
Lorsque j’ai vu ma fille à Pâques, je lui ai prêté le roman, des fois qu’elle aurait aimé le lire. Je le lui ai repris aujourd’hui, car je l’ai vue à St-Lambert où elle jouait avec orchestre Sheherazade de Rimsky-Korsakov. J’ai repris le livre aujourd’hui pour le prêter à Bibi, quitte à le remettre après à Emma. Bibi ne sait pas encore que je désire le lui prêter. Et si je mets la main sur Les maisons, je vais le lui prêter aussi.
Or, Emma avait à lire pour son cours de français au collège, ce trimestre, un premier roman d’Anaïs Barbeau-Lavalette, Je voudrais qu’on m’efface. Après en avoir lu quelques pages, Emma a trouvé le livre tellement sombre, m’a-t-elle dit, qu’elle a retardé le plus longtemps possible le moment de s’y plonger. Lorsqu’il ne lui a plus été possible de retarder, elle l’a lu d’un coup, non pas tant pour se débarrasser du roman en tant que tel, mais de l’effet dépressif et douloureux qu’elle savait qu’il aurait sur elle. D’où il ressort qu’Emma n’aura peut-être pas envie de lire un deuxième ABL.
L’auteure, Anaïs, est la fille de Manon Barbeau. Manon Barbeau est la fille de Suzanne Meloche. Manon n’a pas connu Suzanne parce que cette dernière a quitté son mari, le peintre Marcel Barbeau, et leurs deux enfants alors qu’ils étaient en très bas âge. Je dirais que François, le fils, n’avait pas un an, et Manon, la fille, peut-être deux ans, deux ans et demi. Les conséquences de cet abandon ont été dramatiques pour François, qui est devenu un sans-abri et qui a fini par être interné. Manon a été plus chanceuse, elle a vécu avec deux tantes qui ont pris soin d’elle.
Anaïs a voulu connaître la vie de sa grand-mère et comprendre pourquoi elle avait quitté ses enfants. Il semblerait qu’elle ait engagé une détective qui a retracé le parcours de Suzanne. À partir des informations qu’elle a obtenues, elle a écrit l’histoire tortueuse et complexe de cette femme excessive. J’aime beaucoup la plume d’Anaïs. On n’apprend pas grand-chose des motivations psychologiques de Suzanne, dans le roman, mais on la suit d’un périple à l’autre, d’un homme à l’autre, d’un pays à l’autre, on la découvre à travers ses gestes provocants. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle aurait eu besoin de médicaments stabilisateurs, mais plusieurs diront qu’encore une fois je tourne les coins ronds et je minimise au maximum.
Je voudrais me procurer Les maisons et me procurer aussi un CD de Sheherazade pour l’écouter en voiture et penser ainsi à Emma qui a très bien joué, les passages au piccolo se déroulaient à 100 milles à l’heure !
Je suis aussi en train de penser à une toile sur laquelle j’espère travailler dès cette semaine. J’y reviendrai.