Jour 1 157

Autoportrait - premier dessin de ma fille à l'école maternelle en septembre 2001

Autoportrait – premier dessin de ma fille à l’école maternelle en septembre 2001

J’ai rêvé qu’Emmanuelle et moi nous retrouvions assises par terre dans le coin d’une pièce qui pourrait être la salle à manger de l’appartement de Montréal. Les murs y sont de couleur Pain d’épices et Rouge égyptien, or c’est de ces couleurs –terracotta– qu’étaient les murs dans mon rêve. Nous nous retrouvions assises par terre dans un coin comme dans l’expression Se peinturer dans le coin, ou Être acculé au pied du mur. Je pensais vaguement que notre situation n’était pas idéale, mais je choisissais de ne pas m’y attarder. Je faisais face à ma fille. Nous avions toutes les deux les jambes croisées dans la position du lotus en yoga, mais sans la difficulté d’aller se placer les pieds sur le dessus des cuisses. Sans hésiter j’ouvrais les bras, c’est-à-dire que je les tendais en croix de part et d’autre de mon tronc, et du regard j’incitais Emma à en faire autant, jusqu’à ce que nos mains se touchent et nos doigts se croisent. Je l’encourageais ensuite à étendre les jambes sur le plancher de bois, comme je le faisais au même moment, dans le but que nous appuyions nos pieds contre les chevilles de l’autre. Nous nous retrouvions les jambes écartées, les bras tendus, et nous entamions des exercices d’assouplissement, pour être en forme et en santé, en inclinant le haut du corps l’un vers l’autre. Nos crânes, au final, se touchaient délicatement.
À mon réveil, j’ai pensé par analogie au dessin en photo ci-contre qui reproduit, selon moi, ma chouchounette entrant dans la vie (scolaire). Elle y entre à belles enjambées –jambes écartées–, les bras tendus en croix en équilibre avec ses pas, pour faire son chemin, tracer sa voie, vivre sa vie, en mode ouverture. Qui plus est, sous les pas de ma fille, il pousse des fleurs !
À mon réveil et sortant du lit, j’ai constaté que la plante dont je ne connais pas le nom, qui m’a été donnée il y a longtemps par un ami cher et qui habite dans notre chambre à coucher devant une grande porte vitrée, me donnait quatre lys blancs, en cadeau de Pâques. Les lys sur le point de s’ouvrir, les exercices de gymnastique pratiqués avec ma fille, et ses pas assurés au-dessus des fleurs vont ensemble, dans mon univers mental. Ce sont autant de manières de rendre hommage à la beauté de la vie.
Pour rendre hommage à la beauté de la vie par le temps merveilleux qu’il fait aujourd’hui et que nous espérons demain dimanche pour Pâques, j’ai encore cuisiné ce matin. Mes mains sentent la coriandre et le cumin. Je n’ai pas encore caché les petits cocos de mauvais chocolat, je ferai cela demain. Une fois que nous aurons beaucoup mangé, j’espère une sorte de jeûne, j’en ai glissé un mot hier. Je m’étonne de constater que c’est le monde à l’envers. C’est pendant les quarante jours du Carême qu’on est censé manger maigre !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 1 157

  1. Daniel Bergeron dit :

    Superbe dessin d’Emmanuelle à la maternelle. Autoportrait très expressif. J’aime beaucoup !

    Aimé par 1 personne

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