Jour 1 181

Jesse Owens a récolté quatre médailles d'or aux Jeux olympiques de 1936.

Jesse Owens a récolté quatre médailles d’or aux Jeux olympiques de 1936. Je vais assister à la représentation de 13h15 cet après-midi, avant la tempête.

Je poursuis sur le thème de mon rapport à l’art et à la création au cours des six derniers jours.
J’avais déjà entamé la lecture de Paris est une fête, que j’ai délicieusement poursuivie au lit chacun des six soirs.
Hier en début de soirée, n’étant ni convaincue de vouloir écrire un texte, ni convaincue de vouloir mettre la touche finale, qui n’est jamais finale, à ma matriochka fiasco, j’y suis allée pour la lecture des Neiges du Kilimandjaro, afin de mieux comprendre qu’est-ce qui m’avait fait penser, il y a de cela trente ans, et sans que je sois pour autant capable de l’exprimer en classe, que le personnage masculin ne privilégiait pas sa liberté. L’exemplaire que j’ai acheté de ce recueil de nouvelles de Hewingway est dans la collection Folio, c’est écrit petit en titi, alors une fois lue la nouvelle éponyme du recueil, je n’ai pas poursuivi, je vais devoir lire le livre à petites doses. Il s’est produit, lisant le récit de cet homme sur le point de mourir en Afrique d’une infection à la jambe, un petit quelque chose qui m’a pour mon plus grand plaisir replongée dans le passé. Il est fait mention dans les Neiges du Kilimandjaro du café des Amateurs, dont il est fait mention également dans Paris est une fête. Il s’agit d’un café où se réunissaient pauvres et alcooliques, à l’époque où Hemingway habitait le quartier où est situé le café.
– Tiens, le nom de ce café me dit quelque chose, me suis-je dit pendant la lecture qui m’arrachait les yeux. Est-ce que je serais capable de retrouver le passage où il en est question dans Paris est une fête, me suis-je demandé.
Je suis allée chercher ce dernier recueil, qui était dans la chambre à coucher, l’ayant lu au lit la veille, et sans difficulté –parce que c’est à la première page du livre, or j’ai commencé ma recherche par le début–, j’ai trouvé le passage qui décrit ce café. Feuilletant les deux livres pour comparer de quelle manière le même sujet y est introduit, je me suis sentie comme au temps de mon baccalauréat, quand je lisais plusieurs livres en même temps et que, pour une raison ou pour une autre, j’avais besoin de les comparer.
De quelle autre manière ai-je aussi vécu la création pendant mes six jours de solitude. Par la matriochka, bien entendu. Par la matriochka, au son sensuel et poétique de la musique de Vinicius –malheureusement entrecoupée, elle aussi, de publicités vantant des résidences pour personnes âgées. Avant d’envisager de détruire la matriochka en la couvrant d’une épaisse couche de blanc pour ensuite peindre par-dessus, je l’ai mise en ligne dans différents groupes de peintres auxquels je suis abonnée sur Facebook. J’ai reçu dix-neuf (je les ai comptés) commentaires encourageants qui m’incitent à y penser bien comme il faut avant de m’en débarrasser éventuellement. J’ai déjà l’idée de quelques ajouts qui pourraient rendre la toile plus intéressante à mon goût. Les abonnés de ces groupes de peintres sont peut-être séduits par mon style naïf et sont probablement capables, eux, de peindre dans un autre style. Or, je ne suis pas capable de sortir de mes limitations qui me maintiennent dans ce style naïf et c’est pour ça que je déplore les résultats que j’obtiens en peignant.
Lors de mon aller/retour en voiture, j’ai aussi profité délicieusement des chansons de Serge Gainsbourg à l’aller le matin en compagnie de Catherine Pépin, et des chansons essentiellement américaines de Claude Saucier au retour le soir. Ce fut un autre contact avec l’art des autres, et je me suis trouvé des points communs avec Serge qui a brûlé ses toiles là où, pour ma part, je les ai laissées aux murs de la maison que j’ai vendue.
J’ai bien entendu passé du temps à écrire mon cher blogue, pas assez de temps à mon goût. J’aurais espéré produire deux textes par jour pour réduire encore davantage le retard que j’ai accumulé, avant d’atteindre le cap des cinq ans bien sonnés le 30 avril prochain.
Parlant blogue, je me suis rendu compte que je ne détiens actuellement aucune copie des presque mille textes que j’ai écrits à ce jour.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

2 réponses à Jour 1 181

  1. Jacques Richer dit :

    ! Et dire que ça occuperait si peu de place sur un disque d’ordinateur et sur un DVD… Il faudrait que tu mette un homme là-d’sus, non?

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    • Badouz dit :

      J’en avais pourtant des copies sur des clés USB, et ce sont les clés USB qui se sont volatilisées. Mon disque dur a été changé récemment sur mon petit Vaio, et ce même petit Vaio s’était fait reformater le disque dur ancien précédemment, autant d’interventions qui m’ont fait faire des copies de sécurité sur clés USB… volatilisées ….

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