Jour 1 184

Paris est une fête.

Paris est une fête a été acheté précédemment au Renaud-Bray de  Côte-des-neiges.

Je suis allée voir mon amie Oscarine à Montréal, en aller/retour hier samedi. Je suis revenue à la maison tellement fatiguée que je n’avais pas le cœur d’écrire le récit de ma journée. Je n’avais pas quitté Montréal, en effet, qu’il s’est mis à neiger sur l’autoroute 440. Au final, je roulais à 40 km/h dans la dernière longue portion, pleine de courbes glacées, de mon trajet. Heureusement, Claude Saucier me tenait compagnie, de la même manière que Catherine Pépin, le matin, m’a fait connaître mieux Serge Gainsbourg dont c’était le vingtième-cinquième anniversaire de sa mort. J’ai appris qu’avant de gagner sa vie avec ce qu’il appelait l’art mineur de la chanson, il a peint, jusqu’à quatre cents toiles qu’il a toutes jetées quand il a décidé qu’il n’était pas talentueux. Il devait l’être, à mon avis, mais cela ne l’a pas empêché de jeter ses toiles.
Après avoir mangé de la pizza aux épinards et au fromage feta au restaurant Rumi, en faisant attention de ne pas en manger trop car nous surveillons notre poids, –Oscarine plus que moi car elle est moins gourmande, et plus disciplinée–, nous sommes allées, à ma demande, au Renaud-Bray de l’avenue du Parc m’approvisionner en livres. C’est à croire que l’industrie du livre est en crise et se retrouve en surproduction. Il y avait plein de livres recouverts d’un étiquette rouge, donc en solde. Étant donné que je suis une personne excessive, étant donné que je suis en train de lire Paris est une fête, d’Ernest Hemingway, –après avoir lu dans les journaux français que c’était le livre à lire depuis l’attentat du Bataclan–, étant donné les prix vraiment bas, j’ai acheté tous les Hemingway qui garnissaient la tablette, –un exemplaire de chaque titre, plus précisément.
J’ai lu Les neiges du Kilimandjaro –mais je l’ai acheté pareil hier pour le relire– pour un cours de mon baccalauréat à l’Université Laval, je ne me rappelle plus quel cours. Je me rappelle cependant que le professeur avait demandé en classe pour quelle raison le personnage principal d’une des nouvelles du recueil entretenait une piètre estime de lui-même. Plusieurs étudiants avaient levé la main pour répondre qui telle raison, qui telle autre raison, dont aucune ne me semblait être la bonne. Selon moi, le personnage s’en voulait de ne pas avoir privilégié sa liberté, son indépendance, son authenticité. Bien entendu, je n’avais pas levé la main pour exprimer mon avis parce que j’avais trop confiance en moi ! Il est intéressant de constater que je ne me rappelle plus de quelle nouvelle il s’agit dans le recueil, ni de l’histoire que raconte cette nouvelle, mais je me rappelle avoir été sur le frein et incapable de prendre la parole !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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4 réponses à Jour 1 184

  1. Jacques Richer dit :

    Catherine Pépin ou Perrin? Changement de nom intentionnel? Si oui, pourquoi?

    J’aime

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