Jour 1 293

Nous sommes allés à l'Aquarium de Vancouver.

Nous sommes allés à l’Aquarium de Vancouver.

Nous avons bravé le temps gris munis d’un grand parapluie noir prêté par l’hôtel pour nous rendre au plus proche arrêt de l’autobus 19 en direction de Stanley Park y visiter l’aquarium. J’adore ma photo ci-contre. Comme je n’ai guère de curiosité en général dans la vie, je ne sais même pas de quelle espèce de poisson il s’agit. Mon attention a été happée par la surprise de ne pas recevoir la lumière du flash sur la photo et de ne pas recevoir non plus de reflet de la vitre. Quand j’ai vu que je pouvais prendre des photos assez facilement, j’ai eu beaucoup de plaisir à parcourir l’aquarium et nous y sommes restés longtemps pour un ensemble de raisons. Une des raisons est que je n’avais plus d’énergie dans ni l’une ni l’autre des piles de mon Nikon. Alors nous sommes allés nous asseoir dans une agora minimaliste, à côté d’une prise électrique dans laquelle j’ai inséré mon chargeur pendant une vingtaine de minutes. Un film était diffusé qui expliquait le réchauffement climatique. Comme ce fut le cas au Musée des Beaux-arts de Montréal, avec à l’époque mon ami Yvon devant un film de l’artiste Rodney Graham que nous avions écouté en boucle, Denauzier et moi avons écouté deux fois et demie le film sur le réchauffement climatique. Au bout de deux fois et demie le film, Denauzier a décrété que la pile était rechargée, alors je suis allée la récupérer. Quand Yvon avait décrété que le film de Rodney Graham n’arrêtait pas de recommencer, je me rappelle avoir été moins docile et lui avoir demandé d’attendre encore un peu. À côté de l’écran sur lequel était diffusé le film sur le réchauffement climatique, il y avait un panneau de bois qui représentait des personnages de type Disney de forme humaine auxquels il manque la tête. On se place derrière le panneau et on se penche de manière à ce que notre propre tête apparaisse dans l’espace ménagé à cette fin. J’ai demandé à Denauzier s’il voulait me prendre en photo moyennant que je m’agenouille derrière le panneau. Je lui ai demandé ensuite s’il voulait se prêter au jeu. Il a accepté de moyenne grâce en s’assurant au préalable que sa photo ne se retrouverait pas sur mon blogue. Pendant ce bref exercice, je riais tellement qu’on aurait pu me penser droguée. Lorsque de tels moments d’euphorie se produisent, il me semble vivre mon enfance à rebours.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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