J’adore cette photo prise en plein soleil. Elle va bien avec la température magnifique que nous avons aujourd’hui. Comme à peu près tout ce que je consulte sur le web, à moins que je ne sois à la recherche d’une recette culinaire en particulier, je l’ai découverte par hasard en survolant un article consacré au photographe Martin Kollar qui a été publié sur le site Slate.fr. Au premier regard, mon attention a été attirée par les pieds du musicien qui porte des jeans. Dans mon univers mental, une personne qui appuie ses pieds l’un sur l’autre de cette manière a forcément bon caractère, elle est easy going, sans malice, bonne comme du bon pain, etc. Il est fait mention dans l’article que le photographe Martin Kollar s’est fixé pour projet d’explorer la notion du temporaire. Je me suis fixé pour ma part, et pour ceux qui s’en souviennent, le projet de revisiter les vêtements qui ont jalonné ma vie. On remarquera à quel point je m’attarde peu sur le projet du photographe, happée que je suis par la nécessité de me maintenir cloisonnée dans mes petits projets de rien. L’accordéoniste, à cet égard, porte des chaussures Adidas ! Quand on agrandit la photo, on peut lire, sur le volet incliné de la roulotte, les mots La guinche, qui signifie, je ne le savais pas, bal dansant. C’est bien la preuve –le fait d’avoir appris un mot à l’instant–, qu’il m’est bénéfique de sortir de mes petits projets de rien. Au premier regard encore, la photo m’a fait penser au groupe de musique traditionnelle Le vent du nord que j’ai entendu il y a quelques années au festival Mémoire et racines qui se tient à Joliette. Les quatre musiciens de la photo m’apparaissent bien sages en comparaison des musiciens du Vent du nord qui ne seraient jamais capables, pour l’avoir vu de mes yeux vu, de se tenir à l’étroit dans une maison roulotte, tellement ça déménage quand ils jouent de leurs instruments. Je dirais que le musicien qui déménage le moins, dans le groupe, est celui-là même qui attendait au CLSC et qui était assis à côté de moi lors de ma dernière prise de sang en octobre dernier. Fiou ! Je me relis et je me demande comment les lecteurs vont pouvoir me suivre sans avoir le tournis. Ça va dans tous les sens : de la photo prise en France à mon blogue maintenant Mathalois, de la France à nouveau avec le porteur guinchois de chaussures Adidas aux connaissances limitées que contient mon cerveau, vers le festival joliettain ensuite –qui avait lieu au Club de golf !– à la salle d’attente bondée ce matin-là du CLSC…
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