Jour 1 313

Voici une oeuvre d'art en soi, qui n'a requis aucune retouche.

Voici une oeuvre d’art en soi qui n’a requis aucune retouche. Seule a été nécessaire la pression du doigt sur le déclencheur de mon appareil photo.

Je suis la personne que je suis et j’essaie d’exploiter au mieux mes capacités. Certains jours je me trouve poche, mais ces jours sont moins nombreux qu’avant. Les épisodes poches durent quelques minutes maintenant, quand autrefois ils duraient des heures. J’essaie d’exploiter mes capacités non pas tant pratiques et manuelles, du type de celles qui sont liées au développement de mes petits talents en repoussant constamment mes limites artistiques, par exemple, ou culinaires ! J’essaie plutôt d’exploiter mes capacités quant à la gestion de mon caractère, de mon attitude, de ma manière d’interagir avec autrui, et particulièrement avec mon mari qui est depuis cet été l’être que je fréquente avec le plus d’assiduité !
Je me demande comment ça se fait que je n’étais pas mieux préparée à vivre en couple –et en famille reconstituée– quand j’ai rencontré Jacques-Yvan à 32 ans. Comment ça se fait que j’étais habitée par des attentes qui n’étaient pas les siennes. Comment ça se fait que je ne me rendais pas compte que ces attentes qui titillaient mes neurones n’étaient presque jamais en train de titiller les siennes. Le pire, c’est que ce n’étaient même pas des attentes intéressantes, c’étaient des attentes en lien avec l’incontournable gestion logistique du ménage. Plouf plouf. J’aurais dû commencer à peindre à cette époque de notre vie commune pour devenir plus zen.
J’ai hâte d’avoir terminé mon chien sur cou de girafe pour me lancer dans une toile de facture abstraite qui sera inspirée de la photo vedette ci-dessus dans la disposition des masses et des couleurs sur la toile. Telle que je me connais, je ne pourrai pas m’empêcher de tracer les aiguilles de pin avec un pinceau à poils peu nombreux et très fins. J’espère que je ne tenterai pas de reproduire en outre l’aspect floconneux du lichen gris pâle. En même temps, c’est lorsque je me lance dans la reproduction des aiguilles de pin et des flocons de lichen que je suis le plus zen.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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