Jour 1 328

J'obtiens des résultats, pour Steak à la dutch.

Contrairement à Denauzier, j’obtiens des résultats pour Steak à la dutch.

Aujourd’hui lundi 28 septembre 2015, papa a 85 ans. Nous l’avons fêté samedi dernier ici, au beau soleil de St-Jean-de-Matha. Ça ne devait pas lui tenter de participer à ce brouhaha, alors je dirais qu’il a participé par générosité. J’avais cuisiné pour cinquante personnes, alors que nous n’étions que quinze. J’avais cuisiné comme une bonne, alors que papa m’avait dit ne vouloir manger que des hot-dogs. J’ai exprimé récemment que je n’ai pas envie de revisiter mon passé en écrivant un texte autobiographique, comme l’a fait Gabrielle Roy dans La détresse et l’enchantement. C’est vrai sur le plan littéraire. Ça l’est moins sur le plan culinaire. Quand il a eu 75 ans, papa a eu droit à une fête surprise à laquelle, cette fois-là, nous étions une cinquantaine de chair et d’os. C’est un traiteur qui avait préparé les plats, il me semble. Je me rappelle, traiteur ou pas traiteur, avoir décidé à la dernière minute de servir des spare ribs en amuse-gueules. J’étais tombée par hasard sur une recette express, très facile à faire. À cette époque de ma vie, l’ésotérisme m’amenait parfois à penser que puisque la recette était venue jusqu’à moi, à un jour ou deux de l’événement, ce n’était pas pour rien, c’était pour que je la fasse. Alors je l’avais faite, au presto. C’était exquis. Dans mon souvenir, le presto bien plein de petites côtes levées s’était retrouvé sur le comptoir de notre grande cuisine, j’habitais alors avec Jacques-Yvan, et tout le monde pigeait dedans, surtout les grandes pattes d’ours. Mais j’imagine, ou j’espère, que le service de mes spare ribs s’était effectué avec plus de finesse. Donc, n’écoutant que cet appel à revisiter le passé, j’ai fait la même recette dix ans plus tard, c’est-à-dire samedi dernier, avec autant de succès. J’ai aussi voulu faire une recette familiale ancienne, qui provient de ma tante Alice, aujourd’hui décédée, et qui s’appelle du Steak à la dutch. J’aurais pu demander à Bibi de me dicter la recette au téléphone, puisqu’elle n’a pas d’ordinateur pour me l’envoyer par le courrier électronique, mais j’ai plutôt demandé à Denauzier de chercher Steak à la dutch dans Google sur son ordinateur. Il n’a reçu aucune recette intitulée Steak à la dutch, mais il a reçu une recette de Steak suisse, qui nous a séduits. Sans attendre ni une ni deux, nous sommes allés acheter du bœuf, pour faire la recette de Steak suisse, mais sur le chemin du retour, Denauzier a proposé qu’on utilise son orignal congelé, à la place du bœuf –qui était néanmoins avec nous dans la voiture sous forme de deux paquets en cubes pour ragoût. Sitôt arrivés à la maison, nous sommes allés fouiller dans le congélateur, nous en avons sorti de beaux paquets d’orignal très rouge. Le Steak suisse à l’orignal fut, lui aussi, un réel succès. Restait à décider comment nous allions utiliser le bœuf en cubes. Nous avons opté pour un bouilli aux légumes. Me rappelant, enfin, que papa ne voulait rien de compliqué, nous avons terminé nos explorations culinaires en préparant de la pâte pour servir de la galette de sarrasin. Quand les invités, une fois réunis samedi autour de la table, ont demandé qu’est-ce qu’on mangeait, et dans quel ordre, je me suis contentée de répondre que chacun y allait de ses envies en se servant soi-même, à même les casseroles sur la table –nous n’avons pas de plats ou de bols de service. Demain, je commenterai les desserts.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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