Voici ci-contre une toile plus facile à imiter que celles de Jenny et de Marcelle. Je n’ai qu’à barbouiller un fond dans les tons de bleu et qu’à tracer par-dessus des lignes concentriques et d’autres parallèles en créant un effet de vagues. Pas besoin d’une technique raffinée. Je vais peut-être m’y mettre en espérant ne pas obtenir un deuxième Pokémon Nintendo ! Une fête a été organisée pour ma retraite, je l’ai mentionné dans le texte précédent, au cours de laquelle on m’a donné de beaux cadeaux, dont un montant significatif pour acheter des fournitures artistiques chez Omer Deserres. J’ai mentionné la chose dans ma famille, lors de la fête des pères, et bien entendu il s’en est trouvé pour dire qu’on m’avait offert ces cadeaux pour exprimer à quel point on était content, à l’université, de me voir partir ! Bof. Je sais d’ores et déjà que je vais me servir de ce montant pour acheter des toiles vierges qui vont progressivement, quand je les aurai peintes, décorer les murs de la maison que je vais partager avec Denauzier à la campagne. Il m’arrive assez souvent de penser aux toiles, maladroites et à la technique pas maîtrisée, que j’ai laissées sur les murs de la propriété que j’ai vendue en novembre dernier. Sitôt installés, les nouveaux propriétaires les ont enlevées et déposées sur le bord de l’avenue pour qu’elles se fassent ramasser par les éboueurs. Je suis d’une excessive naïveté. L’agent immobilier m’ayant dit que ces gens avaient adoré la décoration, lors de leur visite, je leur ai laissé mes toiles, pensant qu’elles accompagneraient leur quotidien pendant les trois prochaines décennies ! Ces œuvres me manquent pour une raison très simple : elles décoreraient de manière impeccable le garage chez Denauzier ! J’ai donc découvert ma voie : je suis une artiste de garage. C’est un peu normal, mon père était garagiste.
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