Jour 1 413

La curiosité l’a emporté, alors je suis allée à la recherche d’une entrevue que Wim Wenders aurait accordée pour vérifier s’il a un accent allemand quand il parle français. Je suis tombée sur une master class récente, du 14 avril dernier, que je n’ai pas trouvée très intéressante, qu’il a donnée à Paris. J’ai constaté par la même occasion que les Français utilisent master class au féminin, et pas nous du continent américain. Il s’avère qu’il a un accent, mais je ne pourrais pas dire que c’est un accent allemand et je trouve qu’il n’est pas très prononcé. Du coup, je me suis demandé si c’était cette voix avec accent peu prononcé que l’on entendait en voix hors-champ, parmi d’autres, dans le film Le sel de la terre. Si ça ne l’est pas, c’est que la voix de Wenders a peut-être été doublée. Je ne me lancerai pas dans les cas de figures possibles qui viennent avec la traduction et le doublage des voix hors-champ, car la complexité des interprétations multiples n’aura plus de fin. Des différents extraits que j’ai lus sur Wenders en cliquant ici et là sur Internet, je retiens que l’on revient souvent à la dimension spirituelle de son œuvre. Par narcissisme, j’ai alors glissé de l’œuvre de Wenders à la mienne, je veux parler de mes quelque 900 textes en quatre ans de blogue. Il m’est venu en tête un passage récent, à dimension peut-être un peu spirituelle, que j’ai écrit dans le texte 1 425. C’est le texte qui relate ma soirée au MAC et ma rencontre avec une ancienne collègue du temps que je travaillais en informatique à l’université. J’ai écrit à la fin de ce texte que, de notre conversation, ce sont les silences qui m’avaient le plus plu. Je pense que l’on peut facilement interpréter que la collègue me tombait sur les nerfs en parlant trop ou en parlant de choses qui ne m’intéressaient pas. Or, ce que je voulais dire, c’est que ce sont les silences, entre nous deux, qui m’ont semblé les plus riches et les plus en mesure de nous rapprocher.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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