
Sur cette photo, je le trouve beau. Sur des photos plus récentes, il se présente en peignoir et arbore un style dandy qui me plaît moins.
J’ai fini par découvrir que le thème de l’émission du samedi soir à 22 heures sur ICI-Musique, animée par Monique Giroux, s’intitule Final Fantasy. C’est une musique composée par Gonzales, un musicien montréalais, en photo ci-contre. J’ai écouté un peu distraitement une entrevue qu’il accordait à un journaliste, en France, au cours de laquelle il mentionne qu’il n’a pas besoin de se faire donner des défis par des gens parce qu’il s’en donne des énormes à lui-même. Comme il est très doué musicalement et que l’énergie intellectuelle lui sort par les oreilles, je peux croire qu’il soit adepte des défis énormes. Nous en parlions hier soir, Emma et moi. Nous sommes d’avis qu’il est important de se fixer des défis énormes mais que, pour ne pas sombrer dans le désespoir, il faut entretenir envers ces défis des attentes réalistes. J’ai aussitôt demandé à Emma si elle trouvait que l’écriture sur mon blogue d’un texte par jour travaillé, dans des conditions parfois difficiles, constituait à ses yeux un défi énorme. Elle a répondu non sur la base que j’aime écrire –Gonzales aime jouer du piano peut-être plus que j’aime écrire, ai-je aussitôt pensé, mais je ne l’ai pas dit. Je ne sais pas ce que j’en pense moi-même de toute façon. Je dirais que ce n’est pas un défi énorme parce que je peux m’adonner à l’écriture dans des conditions mémères, confortables, qui ne font pas augmenter mon taux d’adrénaline. Je ne sors pas de ma zone de confort. Personne n’attend après mes textes, il n’y a aucune date de tombée, je suis seule maître à bord, j’ai du temps, et jusqu’à maintenant je m’en sors bien sur la seule base que je suis disciplinée. Je ne suis jamais en mode performance, au contraire de Gonzales qui soumet son corps à des stress épuisants, qui travaille en équipe, qui doit être en forme quand arrivent les dates de ses prestations, entre autres choses. Je suis une fourmi travaillante, concentrée sur sa petite affaire, quand Gonzales est le lièvre en mode exploratoire dont les neurones absorbent et transforment tout. Je pourrais dire que je vis depuis bientôt quatre ans accompagnée d’un petit défi qui teinte certainement ma personne, mais je ne pourrais pas dire comment !
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