Jour 1 442

Terminer un texte sur les chapeaux de roue

Terminer un texte sur les chapeaux de roue

Hier j’ai terminé mon texte 1 443 sur les chapeaux de roue. Thrissa, qui séjourne chez moi cette semaine, m’a téléphoné comme j’allais mettre la touche finale à mon court récit orlandien, pour m’informer qu’elle était arrivée. Nous nous étions donné rendez-vous à la salle du ciné-répertoire pour aller voir Félix et Meira, que j’ai beaucoup aimé. Elle, moins. Il faut dire qu’elle sortait d’une autre salle de cinéma, celle de l’Excentris, où elle a vu, avec un ami homme cette fois, le film Chorus, qu’elle a préféré. Comme elle est arrivée quinze minutes avant l’heure que nous nous étions fixée, et comme mes minutes sont quand même plus ou moins comptées pour écrire mes textes, j’ai terminé sans trop de fioriture, sur la simple phrase :
Il lui a téléphoné pour l’informer que j’étais arrivée.
Dans des conditions normales d’écriture, je me serais donné la peine de développer une phrase un peu plus précise, avec plus de liant, qui aurait pu se lire ainsi :
Disposant d’un téléphone correctement configuré pour une utilisation aux États-Unis, il lui a téléphoné pour l’informer que j’étais arrivée.
Ou encore :
Après nous être mutuellement assurés qu’il était, lui, l’ami de l’Abitibi, et moi la petite amie de Denauzier, il s’est empressé de lui téléphoner pour lui dire d’arrêter de me chercher à l’aéroport, puisque je n’y étais plus.
Dans la réalité, cependant, ce n’est pas tout à fait cela qui est arrivé. Ce n’est pas l’homme ami de l’Abitibi qui a téléphoné à Denauzier. Lorsque nous nous sommes effectivement croisés dans le lobby de l’hôtel, l’homme ami de Denauzier s’est arrêté à ma hauteur. Nous nous sommes exclamés que le monde est petit, et nous avons échangé d’autres mots. Un deuxième homme alors est arrivé, ami du premier, et aussi ami de Denauzier, que je n’avais encore jamais rencontré mais dont Denauzier m’avait parlé. Ce deuxième ami a eu l’idée de nous prendre en photo, le premier ami et moi, tout sourire tous les deux, et d’envoyer la photo à Denauzier qui, dans les faits, me cherchait bel et bien à l’aéroport. Le problème, c’est que Denauzier n’a pas reçu la photo et a arpenté l’aéroport de plus belle.
– La prochaine fois, Lynda, m’a dit ma collègue à qui j’ai raconté l’incident, et dans le but d’éviter les crises cardiaques, tu t’arrangeras pour emprunter le téléphone de quelqu’un.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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