Finalement, quand je suis arrivée à la maison vendredi soir, j’ai travaillé jusqu’à minuit sur mes cerisiers japonais sans savoir ce que je voulais faire, à savoir les conserver, ou m’en débarrasser. Je ne sais pas comment s’est effectué le déclic dans ma tête le samedi matin, mais j’ai fini par cacher en les couvrant de vert les petites branches niaiseuses que j’avais dessinées ici et là entre les pétales. Exit les branches niaiseuses, brunes, tracées au pinceau très fin. On peut donc dire que j’ai détruit une partie du motif de la tapisserie sur le mur, tout en en conservant une autre partie. Si le lecteur agrandit la photo, il pourra se faire une idée de ce que j’entendais dans mon texte précédent par les saucisses molles. Il s’agit des lignes rouges sur lesquelles sont greffés les pétales rose et orangés. Un problème qui va se poser a trait au cadre brun et noir, comme élément décoratif, à côté du dossier. L’idée de garnir le mur d’un cadre à côté du dossier m’est venue en cours de route. Bien entendu, je n’ai pas pensé une minute que je l’installais pas mal près de la bordure de la toile. Pour qu’il ne soit pas à moitié caché derrière le châssis de bois, une fois que la toile sera tendue, il va falloir qu’une lisière de toile soit collée à la toile initiale pour faire comme si, au départ, mon canevas était plus large. Je sais que cette technique se pratique couramment, ça va juste me coûter un peu plus cher. Un mot sur le tapis. Trois rangées ne sont pas décorées, je me demande encore si je vais les couvrir d’un motif ou les laisser telles quelles. Emma était en train d’étudier la littérature musicale, au comptoir de la salle à manger, à sa place habituelle, quand j’ai installé ma toile sur le mur derrière elle pour observer le résultat final. Je lui ai demandé ce qu’elle pensait de l’ensemble et elle a dit tout à fait spontanément, en se tournant pour regarder, que j’avais fait une tapisserie chinoise de type Cherry Blossom. Toujours est-il que ce soir dimanche, écrivant à l’avance le texte de demain lundi, j’aime ma toile. J’aime aussi Denauzier, je crois l’avoir déjà écrit.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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Elle est magnifique
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