J’ai bien dormi la nuit dernière mais je me suis réveillée tôt, il était un petit 5 heures. J’ai choisi de me lever avant que sonne mon réveil, en partie pour saluer Emma avant son départ pour St-Lau, comme elle le dit elle-même. J’ai nettoyé un peu la cuisine avant de prendre ma douche et de m’habiller et de m’en aller travailler, tout ça en buvant un café. J’ai marché jusqu’au métro, et non pas attendu l’autobus au coin de la rue, cela me fait faire de l’exercice, un kilomètre de marche, mais avec mes bottes qui n’ont pas de crampons aux semelles, c’est assez désagréable. J’ai eu la chance de ne pas tomber sur le derrière, c’est déjà ça. J’ai passé une excellente journée car plusieurs étaient absents de mes collègues et l’environnement de travail était des plus calme. J’ai pris cette fois l’autobus à l’heure du lunch pour aller manger avec une copine. J’ai pris grand plaisir à l’écouter parler, c’est une collègue amie qui parle beaucoup. J’ai retrouvé ma place, à mon bureau, passé 14 heures, c’est dire que ma collègue parle beaucoup beaucoup. J’ai échangé quelques courriels avec Emma à propos d’un rendez-vous chez le médecin qu’elle avait eu le matin. J’ai exprimé à ma fille, de mon mieux, ce que je ferais si j’étais à sa place. J’ai hâte de savoir ce qu’elle va décider, elle. J’ai terminé ma journée, à 17 heures, d’une manière inhabituelle car je suis allée entendre, avec des amis, Sandrine François, une flûtiste de Strasbourg qui est de passage à l’université. J’ai apprécié plus particulièrement le Prélude à l’après-midi d’un faune. J’ai ensuite quitté les amis sur le quai du métro et je suis rentrée à la maison, en m’arrêtant au Provigo acheter du lait. J’ai oublié de présenter ma carte de points rendue à la caisse, car du temps que j’étais en convalescence pour mon opération cardiaque, en 2013, Emma faisait les courses alimentaires, rue Monkland, et nous avait inscrites au programme des points de Provigo. J’ai quand même de bons souvenirs de cette période de ma vie. J’ai mangé à mon arrivée, j’avais faim, des épinards, du fromage et du pain grillé, j’ai profité d’une bouchée prête à avaler pour y adjoindre mes comprimés de Coumadin, que je dois prendre tous les soirs. J’ai ensuite, enfin, le moment l’fun étant arrivé, j’ai ensuite sorti un pinceau et de l’acrylique de couleur chocolat pour tracer le contour de ma chaise, sur ma grande toile. J’ai ainsi renoué avec le travail sur toile que j’avais délaissé ces six derniers mois, depuis que je connais Denauzier. J’ai ensuite, ayant tracé le contour de la chaise au complet, lavé mon pinceau pour me rendre au salon téléphoner à Denauzier. J’ai parlé avec lui assez longuement, comme je le fais presque tous les soirs quand je suis à Montréal. J’ai souhaité à mon chéri un bon week-end en Abitibi car il s’en va demain en Abitibi faire de la motoneige. J’ai raccroché, j’ai allumé mon ordi, j’ai écrit ce texte et je suis maintenant sur le point d’aller me coucher. J’ai enchaîné, écrivant ce texte, un à la suite de l’autre en début de phrase, les j’ai qui ont constitué ma journée.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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Les « j’ai », même s’ils sont mal vus quand trop abondants, font un bon mortier entre les phrases, surtout quand ces dernières sont de longueurs assez égales. Ça se tient bien. Du solide.
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J’étais sur le point de t’écrire cette semaine pour te demander si tu étais encore vivant. Puis je me suis dit que je ne t’écrirais pas, car m’écrivant pour me répondre tu aurais grugé de ton temps, qui te manque cruellement. 🙂
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