Jour 1 480

Je la trouve mignonne même s'il y a quelque chose d'un peu triste à sa bouche.

Je la trouve mignonne même s’il y a, je trouve, quelque chose d’un peu triste à sa bouche.

« Si tu veux aller vite, pars seul. Si tu veux aller loin, pars accompagné. » C’est un proverbe africain, ai-je pu lire au générique du film Le beau mensonge de Philippe Falardeau. Je pars souvent seule et je ne vais jamais vite. Et la fois que je suis allée loin, vivre en France, il y a longtemps, j’étais seule. Il n’empêche que ce proverbe va dans le sens de ma conception de la vie sur terre, au sein d’une grande famille universelle dans laquelle nous nous épaulons tous, alors j’ouvre mon texte d’aujourd’hui sur cet emprunt à Philippe Falardeau, qu’il a emprunté lui-même à l’Afrique. Je me suis demandé qui était la petite brunette, responsable de trouver de l’emploi aux trois frères soudanais, jusqu’à ce que j’arrive audit générique. Donc, j’ai passé tout le film à me demander qui est-elle. C’est Reese Whiterspoon. C’est là qu’on voit toute ma culture cinématographique. Je l’ai vue dans un film dont je ne me rappelle presque rien, mais je sais que le titre est How do you know. Il y a un personnage masculin qui joue au baseball, dans l’histoire. Reese se retrouve chez lui, pour une raison ou pour une autre, désorganisée, et n’ayant rien à se mettre sur le dos. Le joueur de baseball la conduit alors dans une grande pièce, appelons ça un immense walk-in. Il ouvre les portes des armoires et on découvre que les tablettes sont couvertes de vêtements identiques, rose, de tailles différentes pouvant convenir à toutes ses conquêtes. Jusque-là, rien pour me faire sourire. Mais quand, dans la scène suivante, on voit Reese porter la tenue rose, de type tenue pour des majorettes ou pour des cheerleaders car après tout le film est américain, je n’ai pu m’empêcher de sourire tellement je trouvais que le polo rose et la jupette lui allaient superbement ! Ça me revient tout d’un coup, à force de ressasser les images, très vagues, de ce film : c’est celui qu’Emma et moi avons écouté, codé pour les aveugles, au tout début de mon projet de décade, jour 2 149 !

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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