Jour 1 501

En lien avec le jour 1 503 et la belle photo de chouchou et moi. Je me rappelle avoir dit à ma tantine, je ne sais plus dans quel contexte, que j’avais passé mes deux semaines de vacances avec chouchou, 24 heures sur 24, cet été-là. Elle n’en était pas revenue. Je n’avais pas été seule ne serait-ce qu’une couple d’heures ?, m’avait-elle demandé. Non, avais-je répondu. Bien que disposant d’un repère temporel –je portais mon ancienne monture de lunettes, de forme rectangulaire–, je ne me rappelle pas comment j’avais organisé nos vacances. Je dirais que nous les avions passées chez papa, à St-Jean-de-Matha. Peut-être aussi chez Thrissa, en Ontario ? Je disais à Denauzier ce week-end que c’est facile d’aimer son enfant, d’aimer la chair de sa chair. Pour moi, en tout cas, c’est facile. Aimer un homme, en comparaison, ce n’est pas que c’est forcément difficile, mais ce n’est pas facile non plus. Je dirais que c’est plus difficile que facile. Et c’est pour ça, parce que ce n’est pas facile, que ça m’inspire, que ça m’aspire, que ça m’attire. J’encourageais récemment une amie, qui s’inquiétait de quelque chose dans sa relation amoureuse, d’accueillir son compagnon plutôt que de verser dans la suspicion, de le laisser venir à elle, de recevoir sa parole. Ça fait très pastorale, comme au temps des écoles chrétiennes, je sais. J’étais peut-être encore imprégnée, lors de ma conversation avec cette amie, de mon récent texte sur la non utilisation du Oui mais. Toujours est-il que je lui suggérais de faire confiance, ne serait-ce que pour tester ce que ça donne, essayer de faire confiance. Je suis convaincue que ce n’est pas tout le monde qui est capable de faire confiance ou de seulement essayer. Mon amie m’a écrit par la suite que le faire confiance avait été un choix gagnant et qu’elle avait passé un week-end formidable avec un homme aimant. Je lui ai répondu, sans m’attendre à ce que ces mots soient tapés par mes doigts sur mon clavier, qu’il suffit, dans la vie, d’avoir la foi. J’ai foi en Emma. J’ai foi en Denauzier. Il ne peut plus rien m’arriver.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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