Il me vient une idée. Je voudrais regrouper des textes de type Instantanés pour constituer un recueil que je tenterais de faire publier en papier. Ce que j’appelle un instantané, c’est la description ou la narration d’un bref moment pendant lequel il se déroule une action simple (quand je lance mon tube de rouge à lèvres et que le bâton fait ploc dans le fond de la poubelle), ou encore un bref moment pendant lequel mon attention est attirée par un individu avec lequel il se produit une interaction, ou peut-être pas non plus. La rencontre de l’homme enragé qui aurait voulu que la banque soit ouverte pourrait être au nombre de mes textes de la nouvelle série Instantanés. Avec tout le tas que j’ai écrit en trois ans et demi, 688 textes en excluant les intermèdes et la série RVM – Remplacement de la valve mitrale, je ne peux pas croire que je ne pourrais pas accumuler un recueil respectable. La découverte, et le ravissement qui vient avec, de la prononciation Methini pourrait aussi s’ajouter à ma sélection. La rencontre avec Peter Shampoo dont j’ai acheté un dessin dans l’autobus 80 en allant à l’hôpital, et qui m’a embrassé sur les deux joues, et j’ai trouvé cela piquant, entre aussi dans ma catégorie. Plusieurs textes cependant sont exclus du projet, je pense aux entournaillages fictifs autour de Yasmine et de Yuri Yourmanof, et je pense aussi aux textes qui ont servi à la présentation de mes toiles à l’acrylique. Et ceux qui ont couvert l’événement Mosaïque au foulard rouge. Mais les textes de la série Achat de ma Sonic pourraient, pour certains, être retenus. On y trouve des conversations savoureuses avec M. Samuel. L’achat des deux tonnes de roches à la campagne, quand la dame de la pépinière avait calculé qu’il m’en fallait dix, pourrait se glisser également dans la pile. Certains textes un peu sarcastiques sur le milieu du travail pourraient apporter une teinte rigolote à l’ensemble.
Un mot sur ma photo vedette, de la série floue, ma nouvelle marotte : j’étais assise sur la banquette arrière de ma Sonic, ma photo a donc été prise derrière la vitre. Je portais un vêtement blanc dont on n’aperçoit pas le reflet, mais ça ne veut pas dire que j’ai su maîtriser mon filtre polarisant. J’avais peut-être un peu froid, admettons, et je portais peut-être une veste noire sur mon chemisier blanc. La couleur orange brûlé provient des mélèzes, il y en avait beaucoup le long de la route. Et la couleur grise, qui pourrait être interprétée comme étant celle d’un plan d’eau derrière les arbres est celle du ciel. J’ai cessé d’avoir froid, sur la banquette arrière, quand Denauzier est venu s’asseoir à côté de moi et que je me suis laissée porter par les inflexions de sa voix chaude.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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Est-ce qu’on doit en conclure que la suspension de ta Sonic n’est pas terrible? Ou c’est vraiment que tu grelottais beaucoup?
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