Jour 1 514

Ce matin j’étais à la banque, avant le travail, au guichet automatique plus précisément, pour faire un petit virement à chouchou, lorsqu’un individu est entré et s’est étonné de trouver le lieu fermé.
– The bank is closed ?, m’a-t-il demandé.
– May be it opens at ten ?, ai-je hasardé.
L’homme s’en va dehors lire quelles sont les heures d’ouverture qui, curieusement, ne sont pas affichées à l’intérieur, pour revenir et me dire qu’il est écrit 9 heures. En fait, il a dit :
– It says nine.
Il n’avait pas l’air content.
Je me suis fait la réflexion que je n’aurais pas utilisé cette tournure, avoir eu à dire la même chose, j’aurais plutôt exprimé, avec mon souci du détail et mes tournures françaises :
– It is written nine.
J’aurais peut-être même ajouté outside.
Je pensais de prime abord que la journée de l’Armistice était hier, c’est pour ça que j’ai répondu May be it opens at ten ?, mais j’en ai déduit que l’Armistice finalement c’était aujourd’hui. Donc l’homme vient de me dire It says nine. Alors je lui ai répondu :
– Then, it is le jour de l’Armistice. I don’t know how you say that in english.
– What is it ?, a-t-il répliqué.
– Well, it’s related to the war…
– Banks shouldn’t be closed for that !
– Well, encore une fois, ai-je répondu, comme s’il était nécessaire de répondre, it depends how you think, it depends…
Je n’arrivais pas à bien exprimer Ça dépend de vos valeurs, de votre attachement au passé, de votre quelque chose d’autre…
Je sollicitais mes neurones pour rien, l’homme était déjà sorti, sans avoir eu la possibilité de claquer la porte puisqu’elle est automatiquement actionnée par une pulsion d’air qui la rend lente à la détente.

Avatar de Inconnu

About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire