Jour 1 515

Le plateau avant la pente vertigineuse

Le plateau avant la pente vertigineuse

Jour bicéphale 15 15. Pour souligner l’événement, voici une photo qui présente la route menant au tunnel massif et taillé à même le roc du rêve que j’ai fait récemment. On ne voit pas le tunnel, il est beaucoup plus bas, en bas de la pente vertigineuse, justement. Le brouillard n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur du véhicule, en ce sens que je n’ai pas réussi à utiliser mon filtre polarisant correctement. Le professeur nous a dit qu’il suffisait de le tourner pour éliminer les reflets, et je l’ai tourné comme une bonne, sans résultat. Dans mon rêve, je descends la pente et je m’engouffre dans le tunnel, seule, en bicyclette, au risque de ma vie car la vitesse me fait glisser en titi sur les graviers. Ici, je veux dire au moment de la photo, Denauzier est au volant de son pick-up et je suis peinarde, assise à côté de lui. Dans quelques minutes, je vais terminer mon exercice de filtre polarisant et je vais ranger mon appareil et je vais reprendre sa main. Nous étions de retour du lac Moyre, au nord de St-Michel-des-Saints. Parlant de Denauzier, il vient de me téléphoner, après quelques jours de séparation car ses activités innombrables se déroulent la plupart du temps loin de Montréal, en des endroits où il n’y a pas toujours de réseau pour nous permettre de communiquer. Nous allons nous voir demain, donc nous embrasser, donc nous tenir la main. Je ne vois pas comment on peut demander mieux. C’est un peu pour ça que j’ai écrit hier le texte d’aujourd’hui, et que j’écris aujourd’hui le texte de demain. Demain, une fois le travail terminé, je vais m’engouffrer, comme dans mon rêve, dans la vie de Denauzier. Je vais l’observer en souriant, il va me demander ce qu’il y a, me voyant sourire, je vais lui dire, le caressant, qu’il n’y a rien. Je vais me reprendre et je vais lui dire qu’en fait il y a lui, Denauzier, juste là, à côté de moi.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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