Jour 1 520

J’ai changé à l’instant la photo de mon profil Facebook. J’ai fouillé dans mon répertoire de photos accumulées au fil des ans et j’en ai choisi une que j’aime mais qui a cinq ans et demi. J’ai pourtant changé la photo de mon profil récemment, mais la lumière du flash sur mes joues donnait à penser que, sortant d’une glacière, j’éprouvais des problèmes de circulation sanguine. Et donner l’impression d’éprouver des problèmes de circulation sanguine, quand on vient de terminer un atelier de photo, ce n’est pas fort. Me voici donc en photo plus jeune de cinq ans et demi et embrassant chouchou dont la tête est cachée sous la capuche. Nous sommes à Saint-Jean-de-Matha, non pas chez Denauzier, que je ne connaissais pas encore, mais à la maison d’un voisin de papa que nous avions louée, avec François, pendant la semaine de relâche de mars 2009. Il ne risque pas ici d’y avoir des problèmes de circulation sanguine parce que François, qui a pris la photo, était un bon photographe. Je dirais qu’il a pris quelques centaines de clichés pendant la semaine, sur lesquels j’apparais souvent en bleu, à cause du chemisier, et à cause de ma robe de chambre que je porte encore et qui est du même bleu. Bien entendu, beaucoup d’eau, depuis, a coulé sous les ponts. Étrangement, la première pensée qui me vient, quand je me fais la réflexion que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, c’est que je ne sais pas où est rendu ce manteau de chouchou ! Je porte maintenant les cheveux courts et teints. Je ne sais pas si ça me va mieux, mais j’ai tendance à penser que c’est moins ennuyant. Je ne porte plus mes anneaux aux oreilles, achetés à la bijouterie Perreault à Joliette, c’est Emma qui s’en charge, depuis que j’ai reçu celles que Denauzier m’a offertes. Je porte encore mon chemisier bleu, comme on peut le constater sur une photo récente où je fais la bouffonne avec des bas trois-quarts. J’aime toujours autant chouchou. Elle avait passé la semaine à lire les quatre livres de la série Twilight, à l’envers et à l’endroit, pendant que je faisais des dessins qui sont depuis encadrés et installés sur les murs de ma chambre à coucher. Je n’avais pas de cicatrice à la cage thoracique. François était vivant. Papa n’habitait pas à Joliette, il avait encore la force de s’occuper de sa propriété. François était atteint d’un cancer mais je ne le savais pas, et lui non plus, mais peut-être que pas longtemps après il a commencé à s’en douter. Je trouvais qu’il manquait d’énergie et qu’il dormait beaucoup. Comme j’étais, à cette époque, toujours fatiguée à cause de ma valve mitrale qui était finie, et, idem, je ne le savais pas, je l’enviais de dormir autant.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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