Jour 1 540

Ces temps-ci je trouve des dix sous par terre. Ça doit faire six ou sept que je trouve en moins de jours. En marchant sur la rue Monkland un matin de cette semaine, j’ai trouvé pas mal plus qu’un dix sous. J’ai trouvé un portefeuille plein de cartes et d’argent. Si je l’apporte au travail, me suis-je dit en tournant sur moi-même, des fois que le propriétaire aurait été juste à côté mais il n’y avait personne, l’homme (car c’était un nom d’homme sur le permis de conduire) va faire un méchant détour pour le récupérer pour un paquet de raisons : 1-) le boul. Édouard-Montpetit est fermé à la circulation en raison de travaux majeurs. 2-) C’est très compliqué de se rendre jusqu’à mon bureau, dans mon pavillon, à cause des 18 portes à codes et à clefs et à cadenas qui sont nécessaires, semble-t-il, pour protéger la confidentialité des données. 3-) C’est impossible de se stationner en tout temps, mais le propriétaire du portefeuille serait-il venu en voiture dans la mesure où c’est moi qui avais ton permis de conduire ? Avoir été dans la situation de l’homme en question, je ne me serais pas empêchée de conduire mon véhicule mais ça ne veut pas dire que l’homme aurait fait la même chose que moi. Le portefeuille était dans la rue, mais proche du trottoir, donnant à penser qu’il était tombé des poches d’un pantalon lorsque la personne portant ledit pantalon était sortie de voiture, côté passager, pour aller acheter un café au Bagel St-Viateur. Ou deux cafés, si on inclut le conducteur. Que vient faire le Bagel St-Viateur dans l’histoire ? Il est juste en face de l’endroit où j’ai trouvé le portefeuille et c’est l’endroit le plus fréquenté le matin sur la rue Monkland. En tout cas. Le Bagel St-Viateur est un endroit où j’ai déjà voulu aller déjeuner avec Thrissa, et on n’était pas restées parce que le serveur était trop bête. Alors j’ai choisi d’aller porter le portefeuille, croyez-le ou non, au Provigo. J’ai demandé à parler au gérant, mais c’était une gérante. Elle m’a dit qu’elle allait appeler l’homme propriétaire du portefeuille dès que la caissière qu’elle remplaçait serait revenue. Et je suis partie non sans que nous échangions, la gérante et moi, un beau sourire en ce matin de journée ensoleillée.
Pendant ce temps-là, et si je me fie à la une du Cyberpresse, il y a cent personnes sous surveillance au Texas à cause de l’Ébola.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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