On souffle les bougies à 4 ans comme on les souffle à 84 ans, finalement. J’ai pu le vérifier parce que c’était l’anniversaire de papa hier. On souffle les bougies les joues gonflées pour que toutes les bougies s’éteignent du même coup, auquel cas notre vœu, car il faut faire un vœu, sera exaucé. Quel serait mon vœu le plus cher en ce moment ? Continuer d’aimer Denauzier dans la joie et la légèreté. Continuer d’aimer Denauzier en nous laissant porter. Continuer d’aimer Denauzier tel qu’il est, sans vouloir le changer. Continuer d’aimer Denauzier en n’étant pas trop découragée d’être qui je suis. Pourquoi cela devrait-il faire l’objet d’un vœu, à bien y penser. Je n’ai qu’à continuer à aimer Denauzier, point final, advienne que pourra. On ne se quittera pas. C’est un vœu parce que j’ai peur de ne pas y arriver. Je n’ai pas confiance en moi. J’ai peur de me laisser happer par la quotidienneté. J’ai peur d’échapper des mots que je pourrais regretter. D’exprimer des petites phrases assassines à sous-entendus mesquins. De commettre les mêmes erreurs que par le passé. Et tout le tralala des aléas qui briment la beauté et la pureté. D’une certaine façon, c’est bon de ne pas avoir confiance en moi. Cela me rend attentive à Denauzier. Rien n’est jamais acquis. Il faut prendre soin des joyaux précieux quand ils se présentent. Denauzier ma perle rare.
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