Jour 1 557

J’écris ce dimanche soir, de retour de Saint-Jean-de-Matha, le texte de vendredi dernier que des événements imprévus, survenus en fin de journée, m’ont empêchée d’écrire, événements qui m’ont plutôt fait prendre la poudre d’escampette avant 17 heures. Ce n’est pas arrivé souvent que je sois en retard d’un texte en 3,4 années d’écriture les jours ouvrés. Je me félicite. Quand il s’est fixé de peindre pendant dix ans en n’utilisant que du bleu, blanc et rouge, Serge Lemoyne a peut-être trouvé que les dix ans étaient vite passés. On ne pourra pas le lui demander parce qu’il est décédé. Mes activités artistiques tournent au ralenti depuis que j’ai fait la connaissance de l’homme au cœur tendre et à la voix douce. Je ne suis pas, il faut le dire, bien concentrée. J’ai plutôt la tête à le cajoler et à l’enlacer. Qu’il soit dit, au minimum, que ma mosaïque des personnages porteurs du foulard rouge est ENFIN constituée, installée sur un mur, assez peu visible, dans la maison de mon chéri. J’attends également le retour de ma géométrie organique dans sa version finale, à savoir tétra, avec taches qui cachent le travail minutieux effectué au pinceau le plus fin qu’on puisse imaginer. La toile est chez l’encadreur qui attend d’un fournisseur la bonne épaisseur de bois pour la tendre sur faux cadre. Cette toile fait 4 pieds X 6 pieds. Par égard pour le travail effectué au petit pinceau, j’ai envoyé à l’encadreur une photo de la version bêta de cette même toile, qui se lit sans taches, pour demander une impression sur un même grand format. S’il est possible d’imprimer mon fichier JPG sur aussi grand, je vais demander l’impression de la version alpha, qui se lit sans taches et sans carrés qui imitent un carrelage de salle de bains. Pour assez peu de frais, j’aurai ainsi un triptyque. Pour comprendre, admettons que certains lecteurs seraient perdus avec le carrelage de salle de bains, il suffit de se rendre au jour 1 563. Pour voir l’effet final du triptyque, si l’impression des versions alpha et bêta est possible, il faudra attendre la prochaine exposition dans ma maison, à survenir je l’espère en 2015.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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