Jour 1 563

géométrie organique 1

Géométrie organique 1

Le mot du jour d’aujourd’hui sera un cours simplifié en histoire de l’art visant à montrer l’évolution d’une œuvre, quand le résultat obtenu après de nombreuses heures de travail ne donne toujours pas le un centième du résultat escompté. Nous connaissons tous la version alpha de Géométrique/Organique, visible ci-contre. C’est bien tracé, appliqué, les couleurs sont harmonieuses, chaudes, mais j’y cherche encore les vibrations.
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– C’est trop sage, me suis-je dit, en appliquant une deuxième couche de sens pour complexifier l’œuvre, lui donner du tonus, de la tension, sous la forme du carrelage noir et blanc usé. J’étais en effet à cette époque intéressée par les carrelages. Cela a donné naissance à Géométrie organique 2.

géométrie organique 2

Géométrie organique 2

Je suis trop fatiguée ce soir pour présenter mes photos dans le même sens, parce que je sais que cela me ferait beaucoup zigonner sans forcément arriver à un résultat, alors il faut avoir un peu d’imagination pour faire comme si la tache jaune –en bas à gauche image 1, en haut à droite image 2– apparaissait toujours à la même place.
J’ai vécu quelque temps avec la version 2, agrémentée non seulement des carrelages noir et blanc –qui m’inspirent le hammam– mais agrémentée aussi d’une tentative de mosaïque orangé et vert, et de morceaux de serviettes de table à petits carreaux, collés, sur lesquels j’ai tracé des lignes noires au crayon feutre à pointe fine. Mais les vibrations, la tension, la passion, la lumière, l’éclat, la vie continuaient de briller par leur absence.
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Alors j’y suis allée pour la version 3 en faisant des barbouillages spontanés à la spatule, avec des gestes généreux non réfléchis, en utilisant du blanc, et du jaune et bleu primaires.

géométrie organique 3

Géométrie organique 3

Cela donne ceci, sur une photo pas assez éclairée et un peu floue, donc peu propice à la comparaison.  Encore une fois, c’est parce que je suis trop fatiguée pour mieux faire. Il s’agit d’un grand format, genre 4′ X 5′, que je vais faire monter sur faux cadre de bois, moyennant l’installation d’un filin à l’arrière à la verticale et à l’horizontal pour pouvoir l’installer au mur en mode portrait ou paysage.
La morale de l’histoire : il est possible, car en art tout est possible, c’est un peu comme dans les rêves, qu’après avoir passé des heures à tracer des lignes fines avec un pinceau pourvu d’à peine dix poils de un quart de centimètre de long, qu’une artiste, en l’occurrence moi, décide de faire cohabiter un travail de moinesse avec un travail éclaté, spontané, je dirais même déjanté. Ce sont des choses qui arrivent.

 

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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