Jour 1 592

Hybride

Hybride

Mon ami Hybride est pas mal passé sous silence, hier, avec mes propos sur le sens de la vie et sur la souffrance ultime face à la tangibilité de la mort, exprimée sous le regard perçant de mon père qui, pourtant, voit de moins en moins. Je lui ai téléphoné hier soir de la maison, sous le regard, cette fois, de ma grande fille Emmanuelle. Comme il allait super bien, m’a-t-il dit sur un fond de musique des Platters qui jouait pas mal fort, je me sens aujourd’hui plus légère, plus à même de profiter de la vie. Du coup, je n’ose pas lui téléphoner ce soir, des fois qu’il aurait connu une journée plus difficile, car alors le tap slack va refaire son apparition et me tirer vers le bas.
On devine, pour qui connaît le moindrement mon environnement familial, qu’en bonne cadette habituée à regarder faire sa grande sœur, je me fie sur mon aînée pour téléphoner à papa aujourd’hui, comme elle le fait d’ailleurs tous les jours. Cela étant, je dis souvent à Bibi à quel point il est merveilleux qu’elle ne soit pas loin de papa, qu’elle appelle papou. Encore une fois, c’est un travail d’équipe.
Donc, quelques mots à propos de Hybride. Le montage dans InDesign m’a semblé réussi dès le début, mais après l’avoir observé une centaine de fois, peut-être, je lui ai trouvé une petite faiblesse quant à la fantaisie. Il lui manquait une coquetterie. C’est ainsi qu’est arrivée une ligne de foulard entre les lèvres pour la série du haut, laissant croire que le personnage n’a qu’une dent, là où apparaît la tache blanche du morceau de foulard. À la place d’une dent, on peut aussi penser que c’est un bout de cure-dent mâchouillé. Se sont ajoutées de lignes verticales pour la série du milieu, de manière à couper l’effet horizontal de la première série. Et, fantaisie réussie, le personnage de la série du bas a reçu une moustache qu’on dirait faite de petits morceaux d’allumettes, alors que ce sont des petits morceaux de l’incontournable foulard. J’aime tellement la moustache que je l’ai réutilisée dans un montage à venir.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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