Jour 1 623

Il s’est passé plein de choses depuis l’écriture du texte d’hier au cours duquel je me plaignais de la stagnation de ma vie. D’abord, je me suis couchée en regrettant m’être plainte de cette façon. Je me suis couchée en me disant que je me plaignais le ventre plein et le corps dans la ouate du confort de mon lit. En me tournant dans le confort de mon lit duveteux, le sternum s’est mis à me faire mal. J’ai assisté à mon premier cours de yoga hier soir au Cepsum. D’enthousiasme, j’ai peut-être exagéré l’amplitude du mouvement des bras lors d’une de nos salutations au soleil. J’ai entendu le son crac pendant que j’élevais les bras, les doigts tendus vers le ciel –ou le plafond de la salle. J’y suis allée plus mollo jusqu’à la fin du cours, et je n’ai rien ressenti jusqu’au moment où je me suis tournée dans mon lit. Là, les élancements à l’emplacement des agrafes m’ont coupé le souffle. J’ai regretté en titi la stagnation des jours précédents pendant lesquels je ne souffrais de rien sur le plan physique. Cela étant, comme j’étais très fatiguée, je me suis quand même endormie rapidement.
J’ai fait le rêve suivant, vibrant des ondes merveilleuses que seul peut procurer l’amour, toujours lui. Je me rendais chez ma psychanalyste. Au lieu de la rencontrer dans son cabinet, je choisissais de simplement m’imprégner du lieu dans la salle d’attente. Je m’installais sur un canapé et j’observais les allées et venues, parce qu’il y avait plusieurs personnes qui circulaient. J’observais aussi les murs, la décoration intérieure. Une dame venait me parler, me demander si j’attendais ma séance. Je lui disais que je n’attendais rien, un peu inquiète qu’elle me demande de partir, mais elle me laissait tranquille. Le cou incliné en direction du plafond, je constatais qu’un trou avait été pratiqué dans un coin qui permettait de voir ce qui se passait à l’étage. Je me faisais la réflexion qu’il y a toujours quelque chose à découvrir quand on prend le temps d’observer. Ramenant ma tête en position normale, mon regard tombait alors sur un homme assis en face de moi. On s’en doute, deux secondes après nous bavardions, collés l’un sur l’autre, avec plaisir et légèreté. Il n’y a que dans les rêves que les rapprochements sont si faciles et instantanés. L’homme avait un accent étranger, peut-être russe, qui me plaisait beaucoup. Je ressentais avant toute chose le bien-être de partager le moment présent avec un individu qui m’inspirait et qui était gentil. Ma sœur arrivait et demandait qui d’elle ou de moi aimait le plus ce bel étranger. Je m’empressais de répondre que c’était moi, la preuve étant que j’enlaçais l’étranger à la hauteur des épaules. Ma sœur répondait que c’était elle, puisque le bel étranger avait déposé sa main (à lui) sur sa cuisse (à elle). Aussitôt, je m’en voulais d’avoir voulu être la plus aimée, la gagnante, la démarquée. Je demandais à ma sœur et au bel étranger d’excuser ma compétitivité. Et je me suis réveillée, imprégnée du sentiment merveilleux que procure le réconfort amoureux.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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