Je travaillais ce soir-là sous la supervision de Mia et sous l’objectif de Thrissa, visible la belle Thrissa dans le reflet du miroir. Je considère que cette toile, pour laquelle je n’ai même pas pensé au titre, est terminée. Je vais la faire monter chez Encadrex sur châssis de bois et l’installer dans le corridor. Comme on le sait, car je l’ai écrit maintes fois, le corridor ne permet aucun recul tellement il est étroit. La toile, de par son format et ses couleurs vives, sautera quasiment en pleine face de toute personne sortant de la salle de bain. En d’autres mots, je m’attends à ce qu’elle produise un effet maximal.
Le sujet en est le suivant : nature morte à la fenêtre. Le format est de 63" X 33". Je pense avoir déjà parlé de la table, nettement trop grande, hors de proportion pour le restant de l’œuvre. J’ai corrigé cela en faisant en sorte que les lattes du plancher, jaunes, envahissent la nappe. Cette table trop grande partiellement envahie par les lattes est couverte d’une nappe dont l’imprimé rend hommage aux canards malards flottant parmi des quenouilles sur un plan d’eau tranquille [repérer le ramequin blanc près du cylindre jaune]. Sur la nappe se trouve un vaste vase [repérer le cylindre plein d’eau jaune], il contient ce que j’ai appelé dans des textes précédents une perruque rousse vue de dos. La perruque rousse bouquet de chrysanthèmes [repérer le cylindre Fry’s Cocoa] couvre les deux premiers carreaux de la fenêtre. Les deux carreaux du milieu de la fenêtre reproduisent en plus petits carrés la céramique qui couvre le mur intérieur. On ne sait donc pas si les carreaux centraux appartiennent à l’intérieur de la pièce ou s’ils donnent sur l’extérieur, à savoir dehors par une journée ensoleillée. Mia ma superviseure est assise sur le carreau verdure qui laisse entrevoir un bel arbre feuillu. Ce carré jouxte un carré soleil aztèque d’inspiration kaléidoscopique.
Ce week-end je me suis absentée. Lorsque je suis revenue à la maison dimanche soir, mon premier réflexe, ma première envie, a été d’aller voir ma toile. En même temps que je me délectais la regardant, il m’est venu l’idée de lui faire une petite sœur aussi grande –il est fréquent que les cadets soient aussi grands, sinon plus, que leurs aînés. La toile destinée à la sœur cadette est d’ailleurs déjà étendue sur la table de la salle à manger. Elle m’attend. Elle couvrira elle aussi le sujet d’une nature morte à la fenêtre, mais s’avérera moins complexe dans sa composition. On ne verra que des carreaux verdure du type de celui sur lequel Mia est assise, et que la fenêtre aux larges traits bruns.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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Tu devrais t’associer à des taggeurs qui peignent des murales… je verrais très bien cette composition en format géant, couvrant de ses couleurs vives un mur de briques d’une maison du Plateau!
Je verrais aussi très bien cette toile aux couleurs et motifs joyeux, reproduite en dizaines de milliers d’exemplaires sous forme de beaux rideaux de douche semi-transparents, vendus à travers le monde entier par nul autre que le chinois Wong, de l’émission de radio « À la semaine prochaine », bras droit du Président de la Chine.
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J’adore cette photo.
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