Jour 1 684

J’essayais d’expliquer hier que j’obtiendrais, au terme de mes pérégrinations artistiques, deux murales qui se complètent l’une l’autre à la manière du yin yang. Je vais obtenir une murale molle constituée des canevas retenus entre eux par des fermetures éclairs sans châssis de bois. Jusque-là je suis facile à suivre. Je vais obtenir également une murale que j’appellerai « rigide » car constituée de canevas tendus sur châssis de bois.
Ce que j’ai omis de préciser hier, pourtant c’est fondamental comme information, c’est que les deux murales vont ni plus ni moins représenter la même affaire, à savoir les motifs obtenus par assemblage de serviettes de table.
La différence entre les deux murales, c’est que la molle regroupera les canevas sur lesquels j’ai travaillé en collant les serviettes de table avec de l’acrylique. J’ai fait cela dans la salle à manger, à Montréal, avant Noël. La murale rigide, elle, regroupera les mêmes motifs serviettes de table mais ils auront été photographiés. Ils n’auront pas été photographiés en tant que simples motifs de serviettes de table, mais en tant que fonds sur lesquels apparaîtront en surimpression les sujets qui portent le foulard rouge, comme l’exige la secte à laquelle ils appartiennent.
Encore une fois, comme hier soir, je sens que je perds mes lecteurs.
Dans un cas comme dans l’autre, à savoir murale molle ou rigide, les canevas constitutifs (mous ou tendus) seront au nombre de vingt-six. Vous me voyez venir : chaque canevas recevra sa lettre. Au début, je voulais simplement imprimer une lettre par canevas. On aurait obtenu deux murales qui font l’apologie, en gros, des lettres de l’alphabet. Ce n’est pas très intéressant. Alors il m’est venu l’idée d’écrire une phrase de vingt-six mots dans laquelle chaque mot commence par une lettre de l’alphabet en procédant de A à Z. Ce n’est peut-être pas plus intéressant que mon idée première, mais une chose est sûre, la phrase est difficile à construire. Ensuite, avec la phrase ainsi conçue, j’écris sur chaque canevas non seulement une lettre mais le mot de la phrase qui commence par la lettre. Au final, j’obtiens un semblant de poésie. Pour l’instant, ma poésie ressemble à ceci :
Au bellissime cœur d’Estelle, foisonnent, généreuses, hégémoniques, –ici je klaxonne–, les mille neuf œuvres prégnantes qui réjouissent savoureusement Théophile U. Vaillancourt-Wagner, xénophile yougoslave zézayant.
Quelque lecteur voudrait-il me proposer mieux ?

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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1 Response to Jour 1 684

  1. Avatar de Jacques Richer Jacques Richer dit :

    Ça demande réflexion…

    J’aime

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