Nous étions en train de jouer aux cartes le 30 décembre au soir à la campagne, je perdais comme je perds tout le temps, quand j’ai réalisé que je n’aurais pas le choix de me rendre à l’urgence pour une infection urinaire. La recette granola que j’avais essayée dans la journée n’ayant entraîné aucune amélioration, les brûlements allaient s’intensifiant.
J’ai téléphoné à INFO-Santé le même 30 au soir après les cartes, mais comme nous avons joué longtemps, je me suis trouvée à téléphoner en début de journée du 31, soit autour de minuit et demi. L’infirmier au téléphone m’a conseillé de me rendre à l’urgence de l’hôpital de Joliette vers 6 heures, pour qu’il n’y ait pas, genre, 15 personnes d’arrivées avant moi en début de matinée. C’est ce que nous avons fait, avec Clovis. Effectivement, il n’y avait pas 15 personnes attendant déjà, qui dormant, qui renâclant, qui toussant, mais peut-être quand même 12.
L’infirmière nous a informés qu’il fallait prévoir 15 heures d’attente, en espérant qu’il ne se présente pas de cas urgent de type accident de voiture. Elle m’a aussi demandé de faire un test d’urine en me donnant les fioles à cet effet. Je l’ai fait et je lui ai remis les fioles. Elle m’a informée enfin, au bout d’une petite demi-heure, que je pourrais me présenter à une clinique à 13h30. Il s’agit d’une clinique cachée vers laquelle seul le service d’urgence de l’hôpital dirige les patients pas trop amochés.
Nous voilà à la clinique à 13h30. On m’appelle vers 14h. Avant d’entamer la consultation, l’infirmière, bientôt aidée de la femme médecin, se sont mises à chercher les résultats de mon test d’urine, qui devaient normalement être accessibles via l’ordinateur. Pas de résultats. Lynda a donc refait le test.
Vers 15h, je sortais de la clinique avec une ordonnance. Sur l’ordonnance était prescrit un antibiotique qui a, m’a dit la médecin, peu d’incidence sur le Coumadin. J’arrive à la pharmacie de St-Alphonse où j’habite. Ce médicament, m’informe le pharmacien, a beaucoup d’incidence sur le Coumadin.
Pour faire une histoire courte, mon RIN était tellement haut à la pharmacie, où le pharmacien m’a fait un test de sang avant de me prescrire l’antibiotique, qu’il a baissé ma dose en attendant ma visite à l’Hôtel-Dieu prévue ce matin lundi.
À l’Hôtel-Dieu ce matin lundi, mon RIN était rendu tellement bas que je dois me piquer le ventre à nouveau.
Je suis donc sortie de l’Hôtel-Dieu avec une ordonnance de Lovenox, le médicament que je me pique dans le gras du ventre, et avec l’obligation de retourner à nouveau à l’Hôtel-Dieu ce mercredi 8 janvier.
J’ai télécopié en matinée ladite ordonnance à la pharmacie qui est la mienne à Montréal, de manière à récupérer les seringues de Lovenox après le travail sans devoir attendre. C’était rêver en couleurs. À la pharmacie, on m’a informée que la télécopie ne s’était pas rendue.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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Les vacances et les cystites font une belle paire, malheureusement.
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Histoire « hospitalesque » typique. On n’ose même plus les commenter, tant c’est devenu commun!
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