L’éclair m’est arrivé hier, au lit, je venais de me coucher. Un éclair d’un seul mot, net et concis : Hervé. Le profil qui apparaît sur ma toile, celle présentée hier qui suit le Guerrier tatoué, est celui d’un homme qui s’appelle Hervé. Proviendrait-il lui aussi d’une ethnie africaine, puisqu’il a la peau foncée ? Si tel est le cas, il n’y a pas de problème, parce qu’on peut être de peau noire et s’appeler Hervé. Une chose est sûre, les deux toiles G et H ont été abordées séparément, à des moments différents, et ne constituent pas un diptyque. J’en aurai un, diptyque, à présenter, qui m’a permis d’expérimenter des notions contraires.
Avis aux acheteurs éventuels de Hervé : cette toile est couverte d’une bonne quantité de pigments secs de couleur jaune indien qui n’adhèrent pas entièrement à la pâte d’acrylique à laquelle je les ai mélangés. Par conséquent, quand on manipule la toile, ne serait-ce que du bout des doigts, en faisant attention, on a les doigts jaunes. Je vais vaporiser un produit qui fixe les couleurs sur mes toiles, mais même à ça je crois que Hervé va continuer de tacher la peau et les vêtements qui s’y frotteront. Une fois suspendu, cependant, il ne tache pas le mur et les pigments ne tombent pas sur le plancher.
Une chose qui devra être faite, si je vends mes toiles, sera de fixer une petite vis sur chaque côté du cadre, à l’arrière, et d’y attacher un bout de ficelle assez solide pour permettre de les suspendre. Plusieurs de mes toiles vivent en équilibre précaire en ce moment, simplement retenues par la bordure supérieure sur un bout de clou enfoncé dans le mur.
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