Jour 1 736

Il faut vraiment que je ne sache plus à quelle sainte me vouer pour m’en remettre à Yasmine, d’autant que je savais, avant même d’entamer le texte d’hier, qu’il n’irait nulle part. Pendant que j’essayais de laisser venir à moi une idée qui aurait eu prise sur mon esprit, ma Bibi allait et venait, nous étions à la maison, toujours travaillant et frottant. Tout d’un coup, elle vient me demander quelque chose, je lève la tête et qu’est-ce que je vois ? Elle portait le haut du pyjama de Noël d’Emmanuelle ! Elle ne pouvait pas comprendre mon plaisir de la voir ainsi vêtue, n’ayant pas lu mes textes récents (Jour 1 741). Le pyjama m’a convaincue de laisser faire le tutoiement ou le vouvoiement, j’étais rendue là, pour aller avec Bibi profiter de la vie en jouant au Rummy ! D’où il ressort que l’exercice quotidien du texte à écrire, en attendant ma retraite pendant encore 7 ans et demi, constitue ces temps-ci un certain poids. Je caresse donc la possibilité suivante : je pourrais créer mon catalogue artistique à travers mon blogue. D’une pierre deux coups. Autrement dit, je mets en ligne une photo par jour travaillé, que je commente en manière de genèse de l’œuvre. Je pourrais procéder par ordre chronologique, en commençant par la toile la plus récente, à savoir l’Île-du-Prince-Édouard. Comme j’ai vingt toiles de même famille (acrylique non figuratif) destinées à ma pseudo prochaine et première exposition, et comme je travaille, jusqu’à Noël, quatre jours par semaine, vacances le mercredi, je viens de m’alléger du poids de cinq semaines de textes. Ce n’est pas écrire en tant que tel qui constitue le poids, c’est attendre, bredouille, la possibilité d’un texte qui ne vient pas se laisser écrire. Au terme de ces cinq semaines, je ne serai pas plus avancée, je devrai à nouveau affronter le problème du texte qui ne vient pas se laisser écrire –mais j’aurai un pastiche de catalogue. Affronter le problème ne sont pas les mots que j’aurais dû utiliser. Il s’agit plutôt d’Accueillir l’absence d’idée, ou d’Être traversée par une recherche dont l’objet ne se manifeste pas.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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