4,4 le taux de Coumadin à la Clinique des anticoagulants. Trop haut. La cardiologue a donc baissé ma dose, mais pas trop. Je dois retourner dans quatre jours me faire tester, le 6 août.
– Ça occupe une convalescence, tous ces déplacements pour des tests de sang, ai-je dit à Oscarine, ma chauffeure privée de ce matin.
Bien que quinquagénaires toutes les deux, nous étions les plus jeunes dans la salle d’attente, hormis les accompagnateurs des personnes âgées.
– J’ai remarqué que les problèmes se présentent souvent en même temps, me dit mon amie. D’abord ton opération, puis le travail qui va recommencer à un moment donné, et en plus, la cerise sur le sundae, l’éditeur qui te fait des misères depuis hier.
– Il faut le comprendre, je suis allée écrire sur mon blogue, accessible à l’univers, qu’il n’a pas de flair.
– Quand même, il faut tenir compte du contexte…
– À mon avis, il aura su, d’une manière ou d’une autre, que Zébra et Savannah’s m’ont attiré plus d’accès en une semaine qu’il n’a vendu de mes livres en vingt ans. C’est ça qu’il n’avale pas. Vive l’Internet !
– Combien d’accès ?
– Dans les 800, proche 900.
– Ça doit te donner envie de poursuivre ton opus Vingt ans plus tard ?
– Je ne sais pas. Honnêtement, ça me fout la trouille.
– En tout cas, ta cicatrice est belle, me dit Oscarine, sans aucun lien avec ce que l’on disait. Il faut dire, étant assises l’une en face de l’autre, qu’elle l’a dans son champ de vision depuis le début de notre conversation.
-Dans un an, poursuit-elle, elle n’y paraîtra plus, ou alors ce ne sera qu’une ligne fine.
Dans un an. Les trois mots se sont percutés dans mon cerveau. Dans un an, quitte à y passer les vacances d’été, la Zébresse version mature sera-t-elle complétée ?
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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