Je ne sais pas si c’est relié au fait qu’Emma et moi avons écouté deux films de suite hier soir à partir de son abonnement piraté à NetFlix, mais j’ai dormi comme un bébé, sans me semble-t-il avoir bougé, et surtout, sans transformer mon matelas en baignoire, et moi-même en chute d’eau. Quand je deviens chute d’eau, d’abord j’ai très chaud, je répands un geyser bouillant dans les draps. Ensuite et instantanément, je frissonne, j’ai la chair de poule et je claque des dents. J’éloigne les draps pleins d’humidité, je récupère ma polar déposée en un tas sur le lit quelque part. Je me love en fœtus sous la polar, je me couvre même le côté de la tête qui n’est pas appuyé sur l’oreiller. Trente secondes plus tard, je redeviens geyser.
Rien de tout ça cette nuit. C’est peut-être un signe que je reprends des forces. Bibi n’est pas ici aujourd’hui pour m’encourager, mais je l’entends qui aurait pu me dire ça. Ou c’est peut-être que la ménopause m’a accordé une nuit de répit.
Une chose est sûre, les steri-strips, dont ma sœur chérie me dit qu’ils sont conçus pour laisser respirer la peau, la preuve étant que je les ai portés un mois sans que n’apparaisse le moindre lambeau putréfié, et bien les steri-strips ont laissé des marques de colle ou de quelque chose de chaque côté de la cicatrice. Ça me pique en titi. En écoutant le premier des deux films hier, et parce que je sortais de la douche, j’ai appliqué de la crème pour peau hypersensible. Brrrr. Me sentir les côtes sous une peau recousue me rebute autant que le piquage du ventre au Lovenox.
– Quand tu seras moins faible, me dira ma sœur à sa prochaine visite, tu pourras appliquer de la crème généreusement et même en appuyant.
Ouache est le mot qui me vient, en attendant.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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Est-ce que le mot « Lovenox » serait la traduction de « coeur, organe de l’amour » dans une langue pharmaceutique mystérieuse apparentée au latin?
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Sentir tes côtes du bout des doigts…
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