Le texte d’hier appelle le corollaire suivant : je ne connaîtrai pas la Lynda épanouie au travail qui déploie ses ailes avec assurance. Bof. J’imagine qu’épanouie et déployant mes ailes, je rencontrerais des obstacles qui ne parsèment pas mon humble voie actuelle mais qui auraient le même effet sur ma personne.
Dans un demi-sommeil ce matin, je me faisais la réflexion suivante : peu importe où je suis ou serai ou serais, il se trouvera partout et toujours des personnalités façonnées dans des matières auxquelles je suis allergique. Mon drame est de n’être pas capable de les laisser passer leur chemin comme si de rien n’était. Pire, j’entretiens le souhait idéaliste de vivre sur une planète dépourvue de tout élément allergène. Ça n’existe pas.
Il n’empêche que ça continue de me titiller, comment ça se fait que je suis le seul individu à être incommodé «à ce point-là».
Quoique. J’ai vu François être tellement titillé, au contact d’une personnalité un peu caricaturale qui ne me dérange pas, qu’il en perdait l’envie de circuler dans notre quartier, des fois qu’elle se trouverait sur notre chemin.
– Mais François, c’est exagéré, cette personne n’habite même pas notre quartier !
– Peut-être, mais le restaurant coréen, lui, est juste au coin, et l’autre jour je l’ai vu qui y entrait.
Changement de sujet, Josèphe ne s’est pas fait opérer hier, comme prévu. D’une part, si j’ai bien compris, car nous avons parlé au téléphone, des cas plus urgents se sont présentés. D’autre part, il semblerait que son opération est plus délicate que prévu, selon des tests qu’elle a subis samedi et dimanche. Au moins, on ne l’a pas retournée chez elle, elle attend son tour dans une chambre et son tour devrait être demain mercredi. J’imagine que cela décale d’autant mon propre tour. Du coup, je me désintéresse du dossier : «I’» m’opéreront quand «i’» m’opéreront. Bof bof.
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