Quelques petites choses à l’approche de mon anniversaire dans deux jours.
D’abord, le couple Y a accepté de retourner passer le week-end chez Simona puisque nous serons quinze à table samedi et que les gens de ma famille, à part tonton et tantine, ne connaissent pas mes amis alphabétiques. Quand elle a appris que je comptais préparer du hachis parmentier pour tout ce beau monde, Simona a eu envie de faire pareil. Je lui ai suggéré d’en faire pas mal, à cause de l’appétit vorace de la future maman.
Ensuite, je me sens toujours aussi jeune. Dans mon cœur, je veux dire. Ce matin, au métro Villa-Maria, je tombe sur deux musiciens, violon et guitare, qui jouaient pas mal bien. J’ai tout de suite reconnu l’œuvre, mais je n’étais pas capable d’en retrouver le compositeur. Je me suis concentrée, pendant le trajet, et j’ai pressenti, provenant d’un magma qui commençait à bouillonner tout doucement entre mes deux oreilles, qu’il s’agissait d’un auteur français. Jacques Aubert, ai-je entendu dans ma tête, tout en sachant que j’étais proche mais que ce n’était pas tout à fait ça.
– Jacques Ibert !, me suis-je exclamée intérieurement quelques secondes plus tard.
En arrivant au bureau, je m’installe sur YouTube et j’écoute deux versions de l’œuvre dont le nom m’est revenu au moment où je tapais les mots YouTube dans mon fureteur (Firefox) : Entr’acte. Seigneur ! La dernière fois que j’ai entendu ça, Entr’acte de Jacques Ibert, je pense que j’étudiais au Conservatoire ! Des deux versions écoutées, celle de la jeune femme accompagnée d’une harpiste était nettement plus musicale que celle du jeune homme, accompagné d’un guitariste, qui jouait plus fort. Je me faisais la réflexion que la différence d’interprétation était très grande et fort intéressante, et que le langage corporel traduisait cette différence, dans la mesure où la femme bougeait gracieusement tandis que l’homme ne bougeait pas tellement, quand mon téléphone a sonné : c’était le déploiement du site web aujourd’hui, secteur qui me touche directement, et je l’avais complètement oublié !
Une autre chose encore : hier soir j’ai travaillé sur une toile, ça se pourrait qu’elle me plaise. À l’avant-plan, c’est une girafe avec une grosse queue de chien colley. À l’arrière-plan, on peut penser que c’est une surface craquelée comme dans le désert, ou des tentatives de vitrail reproduisant des rosaces comme dans une église.
Tout m’enchante. Mais je me fatigue plus vite qu’avant. Et la grosse journée d’aujourd’hui, à cause du déploiement, m’a donné mal à la tête.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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J’ai un petit cadeau pour ton anniversaire. Il faudra qu’on se rencontre bientôt, si tu veux.
Bonne fête! (pour demain) xxx
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Je vais te faire signe dès que j’aurai un peu de jeu dans mon horaire. Le déploiement se passe bien, finalement, mais nous avons beaucoup de nouvelles choses à apprendre (et maîtriser). À bientôt ! Merci pour tout, Lynda
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