Tiens, il est 13h13 au moment où je commence mon texte de today. J’arrive d’une réunion au cours de laquelle il a été question de déterminer comment seront impactées les parties prenantes. God knows comment elles seront impactées car, comme je le dis et l’écris à l’occasion, tout est possible. La collègue très dynamique qui m’a accrochée à un moment donné dans le stationnement était de cette réunion ce matin. J’aime ça quand elle est là. Elle a dit elle aussi God knows comment seront impactées, mais en d’autres mots. C’est-à-dire qu’elle a dit que le projet offrait des aspects très stimulants et positifs qui allaient rendre nos étudiants heureux d’utiliser notre nouvel engin informatique. Mais elle a dit aussi, quand j’ai parlé rendu mon tour car on a fait un tour de table, que ce que je soulignais était effectivement inacceptable et qu’il allait falloir y remédier sans faute. Et à ce moment-là, parmi tout le groupe, et fidèle à elle-même, c’est elle qui a parlé le plus fort.
Pendant ce temps, depuis hier, j’ai changé de technique. Il est bon de changer de technique quand celle qu’on utilise ne fait pas notre affaire. Ça ne veut pas dire que la nouvelle sera plus efficace, mais au moins on aura essayé quelque chose. Alors, au lieu de quitter la maison de campagne à 6h30 ce matin, je l’ai quittée à 8h00. Je n’ai pas eu l’occasion de tricoter avant de partir, pour rattraper mon retard, parce que Clovis a démarré une conversation sur le réveil des consciences qui m’a éloignée de mes aiguilles. Les nombreuses heures conduites en Sonic sont, en effet, des heures grugées sur le tricot. Tout au plus, pendant notre échange matinal, ai-je coupé et attaché des fils pendouillants de mon nouveau petit carré. J’espère me reprendre pendant le week-end. Donc, partie à 8h00, je suis arrivée à 9h20 au travail, incroyable mais vrai. Aucun embouteillage, à peine un mini ralentissement au moment de m’engager sur la 15 sud. Sur l’autoroute, j’ai eu un réel plaisir au volant dans mes dépassements, dans mes changements de vitesse, dans la lumière merveilleuse du matin, savourant les nuances de vert des verdures environnantes. Seul petit hic, comme s’il fallait en trouver un, mes sandales ont tendance à glisser quand j’appuie sur chacune des trois pédales, alors la semaine prochaine je m’arrangerai pour être chaussée différemment.
Quand il faisait encore très chaud cette semaine, peut-être mardi dernier, j’ai vu un autre Hassidim non pas en Bixi mais en rapport néanmoins avec quelque chose du domaine cycliste : il marchait à Côte-des-Neiges au beau milieu de la piste cyclable, seul au monde, ignorant tout des Bixistes qui le contournaient tant bien que mal, mais avec plus de mal que de bien, parce qu’il se protégeait de la chaleur intense avec un gros parapluie noir qui prenait toute la place.
Entr’aperçu aussi à Côte-des-Neiges, le temps d’une seconde, le policier qui m’a arrêtée cette semaine. Habillé en civil, il m’a semblé plus mince et de démarche moins lourdaude. À suivre. Qu’est-ce qu’il pouvait bien fricoter dans mon quartier ?
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