Ça c’est embêtant. Ce matin je me suis forcée. Comme ma peau a reçu beaucoup de soleil à la campagne et que je n’ai pas vraiment pris le temps de l’hydrater parce que Clovis nous a tenus trop occupés, on n’a pas arrêté, je me suis rattrapée ce matin. Après la douche, je me suis crémée bien comme il faut, des orteils aux oreilles, avec des produits différents en fonction de la zone ciblée. Je suis bien équipée, dermatologiquement parlant. J’ai aussi choisi une belle robe que je porte pour la première fois, et des chaussures à petit talon, assorties. Je pars de la maison, chic & swell, pour aller travailler. J’entends une voix m’interpeller, je suis sur le point d’arriver à la station de métro. C’est le collègue que j’avais délesté d’innombrables poils de chat sur son manteau d’hiver marine, pour ceux qui s’en souviennent. Nous parlons en regardant devant nous et au bout d’un moment il se tourne pour vérifier que je l’écoute, j’ai déjà expliqué que cela s’appelle la fonction phatique, dans la théorie de Jacobson. Donc, voulant vérifier mon écoute et me regardant il me dit :
– Lynda, tu as de la crème sur le nez et sur les joues.
Nous nous arrêtons sur le trottoir et c’est le collègue qui étend la crème avec son pouce. Il devait y en avoir épais parce que ç’a pris plusieurs coups de pouce.
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Badouziennes
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Une autrice illustrement inconnue !
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