Ma tantine, donc, essaie de me remonter le moral et me dit qu’après avoir vécu la maladie et la mort il est temps que je profite de tout. Il est rare que les encouragements m’encouragent. Je les entends et ils se perdent dans l’air, ne me faisant que peu d’effets. Avec François malade et mourant, je n’ai pas trouvé que la vie étaient difficile. Je me sentais à ma place, en harmonie, en presque tout temps unie à lui. Il mettait ses mains sur moi et c’était le paradis. Je l’embrassais et il me disait Ça change tout. Je ne pouvais guère demander mieux. On me parle d’une épreuve là où j’ai rencontré une voie lisse, bien pavée, pas accidentée, sur laquelle j’allais tout droit aux carrefours.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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