J’ai déjà écrit que Jordan Officer joue 40 fois de suite la même note sur sa guitare, quand ça lui tente. Et que mon blogue est une plateforme expérimentale. Je vais donc continuer sur le thème des voitures car je ne suis pas allée au bout de mon idée. De toute façon, j’entends de tout, en matière de commentaires, peu importe le thème que j’aborde :
– Tu parles (c’est une manière de parler !) trop du tricot, on commence à être tannés.
– Je lis en diagonale les textes sur les voitures, ça ne m’intéresse tellement pas, je n’ai même pas de permis de conduire !
– Tu nous as perdus ben raide avec tes Russes, tant pis pour toi.
– Le moins sexy, c’est le filon de la philosophie.
Mais en fait c’est de la Subaru que je voudrais parler. Je voudrais souligner qu’on trouvera toujours à critiquer un véhicule, d’une manière ou d’une autre. Certains disent par exemple de la Subaru qu’on y est assis trop bas, trop près de la chaussée, qu’il manque quelques pouces pour se sentir en sécurité. Et même si la vendeuse du concessionnaire avec laquelle j’ai eu affaire m’a affirmé que la Subaru ne consommait pas plus d’essence qu’une voiture dont la traction n’est pas intégrale, il se trouve que mon cousin, nouveau propriétaire d’une Subaru, trouve que ça lui coûte nettement plus cher d’essence qu’avant.
L’autre aspect que je désire approcher est celui du financement.
– Ça va prendre six ans, monsieur Samuel, avant que je puisse respirer.
– Habituellement, quand on finit de payer, les problèmes commencent, a-t-il répondu. Connaissez-vous beaucoup de gens qui roulent pour la peine et qui gardent leur véhicule plus de six sept ans sans avoir besoin de rien changer ou de rien faire réparer ?
J’ai pensé à mon ancienne collègue qui a gardé sa Jetta vingt-deux ans et dont la seule réparation a été le changement de son frein à main. Il faut dire qu’elle ne roulait pas pour la peine : de la maison au boulot et elle habitait le quartier de l’université, du boulot au restaurant, puis du restaurant au boulot le midi, toujours le même restaurant, puis du boulot à la maison le soir. Tout ça dans le même quartier. Quand elle a pris sa retraite, elle a vendu son auto parce qu’elle considérait qu’elle n’avait plus besoin d’aller au restaurant.
J’ai pensé aussi à ma collègue préférée du temps qu’elle n’était pas retraitée et qu’elle voyageait trois heures par jour. Elle a acheté une Honda d’occasion il y a quatre ans et, maintenant, sa Honda est pas mal amochée. Je suis montée dedans récemment et on ne s’entendait pas parler. Je lui ai dit que sa voiture avait besoin d’un nouveau silencieux. Elle m’a répondu qu’elle avait plutôt besoin d’un nouveau véhicule.
– Vous avez tout compris, a conclu monsieur Samuel en interprétant mon silence comme un acquiescement.