Dans mon rêve, je produisais sans presque m’en rendre compte, tellement l’écriture coulait de source, un texte à saveur érotique que je voulais soumettre à l’éditeur que je connais –encore lui–, ou à n’importe quel éditeur intéressé. J’étais surprise par l’épaisseur de la pile de feuilles obtenues, une fois le fichier imprimé. Les feuilles encore chaudes sortant de l’imprimante étaient bien remplies à interligne et demi, couvertes de caractères noirs. Je n’avais pas chômé, mais j’aurais pu penser avoir chômé tellement je n’avais pas eu l’impression de travailler. Il était question cependant que des autorités bloquent la parution de ma publication car j’y abordais l’érotisme d’une manière trop subversive. Bien entendu, je voulais publier quand même, en me disant que je m’arrangerais avec les conséquences éventuelles.
C’est assez rare que je trouve qu’il y en a, des conséquences, par rapport aux choix que je fais. C’est-à-dire qu’il y a toujours des conséquences, pour exprimer l’exact contraire de la phrase précédente et pour perdre mes lecteurs bien comme il faut, mais elles ne sont habituellement pas impossibles à gérer, elles ne sont pas innombrables, elles ne constituent pas un frein.
Au moment où, tête de mule, j’envisageais d’acheminer mon texte à une maison d’édition, je me rendais compte que mes fichiers avaient disparu, ils n’existaient plus, les autorités avaient réussi à les détruire.
Dans un autre ordre d’idées, et bien que j’aie dévoilé la surprise sur mon blogue à la planète entière peu de jours avant l’événement, les grandes pattes d’ours s’est fait avoir bien comme il faut pour ses cinquante ans.