Jour 2043

Ce matin, je n’ai pas été capable de me lever. Mon réveil a sonné à 7h et je l’ai éteint. Je m’étais quand même couchée tôt, 21h30. Je me suis assise sur le bord de mon lit, vaillante, prête à me préparer pour le travail. Je me lève, me fais bouillir de l’eau, à moitié nue dans la cuisine pas chauffée, mais je suis tellement endormie que je ne ressens pas le choc thermique sur ma peau. Je bois l’eau chaude dans une tasse, une gorgée seulement, et je réalise qu’il n’y a rien à faire, je dois me recoucher. J’appelle la chatte. Docile, elle revient au lit avec moi. Je me rendors immédiatement.

Je rêve que je suis amoureuse depuis peu d’un homme plus vieux que moi d’une dizaine d’années. Nous avons six mois de vacances à notre disposition pour visiter différents pays. Chaque séjour nous intéresse et s’organise sans difficulté. Mon compagnon vient tout juste d’entrer dans ma vie, nous ne nous connaissons pas mais cela ne freine en rien nos projets. En raison de notre âge, peut-être, nous ne perdons pas de temps, nous agissons, nous profitons.

Ce rêve me semble en lien avec mon désir de changer la manière dont je gagne ma vie. Ça fait vingt ans que je la gagne de la même manière. Il serait temps d’essayer autre chose, mais je suis trop prise par le travail qui prend tout mon temps pour être en mesure de déployer l’énergie qui m’amènerait à trouver autre chose.

Cela se passe de la même manière avec mon projet d’écriture –je fais référence aux jours écrits que je veux envoyer à mon éditeur. Je n’arrive pas à m’y mettre car le temps que j’ai de libre je le passe à écrire le mot du jour ! Quand je m’installe le week-end à la campagne pour relire le tout, mon intérêt s’effrite au bout d’un moment car je me projette dans les prochains textes qu’il me reste à écrire.

Au moment de me réveiller, vers 10h, j’entendais dans mon rêve ces paroles de Jacques-Yvan :
– Pour l’organisation de notre vie de tous les jours, Lynda ne me manque pas, mais j’aurais voulu conserver dans ma vie le côté d’elle qui est artiste.

Avatar de Inconnu

About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire