Clovis trouve que François est très présent dans l’appartement. Il y a de lui des dessins sur les murs et plusieurs photos. La veille de sa dernière semaine de vie, il a tracé sur un bout de papier le croquis de deux personnages, enlacés, qui écoutent la télévision, assis sur un canapé. Autour d’eux il y a des fils, des câbles, des rallonges électriques, car François était un adepte des fils, il en traîne encore une pleine boîte à la campagne.
Une photo de François en particulier est placée de telle manière sur la commode de la chambre à coucher qu’il me regarde quand je suis au lit.
À la campagne, la première fois que Clovis y est venu, me plaçant à proximité d’une photo de François, j’ai dit :
– François, je te présente Clovis, Clovis, François.
Clovis a dû se demander dans quelle potion magique baignaient mes neurones.