Jour 2035

Je suis en vacances aujourd’hui pour rencontrer Jacques qui va m’aider à paramétrer mon blogue. Je me rends chez lui à Laval, cet après-midi. L’autre fois que je devais aller le rencontrer, il a neigé et nous avons annulé. Il m’a envoyé les données du trajet, j’espère que tout ira bien car à chaque fois que je vais à Laval je me perds. Il va me montrer comment migrer mes textes de sorte que, bien qu’écrivant sur WordPress, mes lecteurs pourront continuer à me lire sur Facebook. Je ne sais pas encore ce que cela va me rapporter, mais on me dit que j’aurai plus de lecteurs parce que WordPress héberge semble-t-il des contenus plus développés, plus élaborés que ceux publiés sur Facebook. Jacques m’a dit qu’en homme de principes, et autres gens de principe avant lui, il boycotte Facebook et qu’il est hors de question qu’il vienne m’y lire, mais que me retrouvant sur WordPress il me lira.

Parce que je suis en vacances, je me suis laissé dormir ce matin jusqu’à atteindre quinze heures de sommeil interrompu une seule petite fois. J’entendais des bruits de pas dans le corridor, or la chatonne était couchée avec moi et Emma est chez son papa. Seule humaine à bord, je suis allé voir s’il n’y avait pas un autre humain inconnu dans la maison, et n’en trouvant pas je me suis recouchée et endormie aussitôt. Je suis peut-être somnambule.

J’ai rêvé à Jacques-Yvan. Il était extrêmement violent dans sa manière de me bafouer, de m’évacuer de sa vie, de me rejeter. D’abord, il me faisait visiter l’extraordinaire propriété qu’il venait d’acheter avec sa nouvelle compagne. Trop riche, trop tape-à-l’œil, de style romain avec des jardins intérieurs et des colonnades, elle ne me plaisait pas. Les enfants nous accompagnaient, dans la mesure où Emma a deux demi-frères. J’étais là pour déterminer, à la suite de cette visite, de quelle manière nous allions procéder au partage de nos biens. Ma rivale nouvelle compagne n’y était pas. Curieusement, la souffrance extrême que Jacques-Yvan exprimait par la colère et la rage se propageait jusqu’à moi mais sous forme d’amour. Cet amour-souffrance me convainquait que nous avions été véritablement amoureux. Il pleurait. Il avait de la difficulté à me regarder et à me parler tellement il aurait voulu que je n’aie jamais existé dans sa vie. Je voulais lui exprimer qu’il avait tort de tourner contre lui, en un sentiment si dévastateur, cet amour merveilleux qui avait été le nôtre, mais je n’osais pas, je me rendais compte que le moindre mot de ma part aurait été mal interprété. Puis, au lieu de discuter du partage de nos biens, Jacques-Yvan m’annonçait qu’il avait vidé la maison et, m’y rendant, je n’y découvrais qu’un petit lit à une place qu’il avait eu la délicatesse de me laisser, le temps que je trouve à me loger ailleurs.

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About Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou, un surnom que m'a donné un être cher, quand je vivais en France.
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